Avis

  • Les sites d'Échange professionnel et du Réseau canadien d'information sur le patrimoine ont été combinés pour mieux servir vos intérêts.

Un regard sur l'année 2006-2007

Plus de 35 ans au service de l'excellence

Table des matières

Message de la directrice générale

Depuis plus de 35 ans, le RCIP permet aux musées canadiens de susciter l'intérêt de publics par le biais de technologies innovatrices. Autrement dit, nous relions les musées et les Canadiens en favorisant la création, la gestion, la présentation et la préservation du contenu numérique patrimonial du Canada.

«Nous relions les musées et les Canadiens.»

Les centaines d'expositions virtuelles créées par les musées canadiens, grâce à l'initiative du Musée virtuel du Canada (MVC), les nombreux prix remportés par ces musées et les millions de visiteurs qu'ils attirent de partout dans le monde sont les exemples les plus visibles de cette démarche.

«Un sens croissant de confiance auprès des professionnels et des bénévoles.»

Le plus grand succès réside toutefois dans la confiance accrue que les professionnels du patrimoine manifestent envers leurs projets de numérisation, leurs efforts de marketing en ligne, leurs pratiques de gestion des collections, leurs études à l'aide de cours axés sur le Web, et plus encore.

Le RCIP est un centre national d'excellence qui s'est donné pour mission d'aider ses établissements membres à être les meilleurs dans le domaine numérique, en appuyant la recherche et le perfectionnement professionnel, la création et la présentation de contenu, ainsi que la participation. Il s'agit-là de nos principaux objectifs, autour desquels nous avons structuré ce rapport.

En plus de vous montrer ce que nous avons accompli en 2006-2007, nous avons également demandé à d'anciens amis de nous rappeler quelques réussites passées qui définissent aujourd'hui encore ce que nous sommes. Merci à Pat Young, à Bruce Williams, à Christina Tessier, et à Isabelle Geoffrion d'avoir accepté de partager vos souvenirs avec nous. Vous nous rappelez que les réalisations du RCIP sont solidement ancrées dans la relation de collaboration que nous partageons avec nos membres.

Pour terminer sur une note plus personnelle, j'aimerais remercier mes collègues du ministère du Patrimoine canadien et des quelque 1200 établissements membres du RCIP d'avoir fait de ma première année avec eux des moments aussi enrichissants.

Gabrielle Blais
Directrice générale

1972-2007, 35 ans de réalisations partagées

Depuis l'établissement de la convention initiale de l'UNESCO jusqu'à l'Initiative de recherche Agora, l'évolution du RCIP a été axée sur le besoin d'exploiter les ressources et le savoir-faire, de façon à en faire profiter la communauté patrimoniale, tant nationale qu'internationale.

  • 1970 - La Convention de l'UNESCO sur les moyens d'interdire et d'empêcher l'importation, l'exportation et le transfert de propriété illicites de biens culturels attire l'attention sur la nécessité, pour les États, de protéger leur propriété culturelle.
  • 1972 - À la suite d'une proposition voulant que l'on établisse un répertoire des collections publiques dans le cadre de la nouvelle Politique nationale sur les musées, le gouvernement du Canada crée le Programme du répertoire national.
  • 1982 - Le Programme du répertoire national devient le Réseau canadien d'information sur le patrimoine (RCIP).
  • 1987 - Les données du Réseau d'information sur la conservation, ainsi que d'autres bases de données, deviennent accessibles par réseau commuté.
  • 1991 : Un logo de paysage urbain représentant les bâtiments caractéristiques de cinq établissements membres est adopté.
  • 1995 : Le site Web du RCIP destiné aux professionnels du patrimoine et aux bénévoles est lancé à www.rcip-chin.gc.ca . Le RCIP produit sa première exposition virtuelle, Traditions de Noël en France et au Canada, en collaboration avec le Royal Alberta Museum, le Musée de la civilisation de Québec et le Musée national des arts et traditions populaires, en France.
  • 1999 : Les répertoires nationaux sont adaptés pour le Web et deviennent Artefacts Canada.
  • 2001 : Le portail du Musée virtuel du Canada (MVC) ouvert au grand public est lancé à museevirtuel.ca en même temps que le premier appel de propositions du Programme d'investissement du MVC.
  • 2002 : Le volet Histoires de chez nous du Programme d'investissement du MVC lance son premier appel de propositions. Douze musées produisent des expositions virtuelles suivant l'appel de propositions.
  • 2003 : La section, Histoires de chez nous, au sein du MVC , est lancée, présentant des expositions ayant été préparées par les 21 musées qui ont testé le logiciel pendant une étape pilote du programme.
  • 2004 : Le nombre de membres du RCIP dépasse 1 000 établissements du patrimoine à but non lucratif, au Canada.
  • 2006 : La section Carrefour du savoir est ajoutée au site web du RCIP.
  • 2007 : L'Initiative de recherche, Agora, entre dans une étape d'évaluation mettant en jeu des prototypes de ressources d'apprentissage conçus par 21 musées.

Objectif 1 : Favoriser l'excellence par la recherche et le perfectionnement professionnel

Le RCIP effectue des recherches afin de trouver les moyens les plus pratiques, pour les musées, d'aborder la gestion de l'information, les technologies numériques, la propriété intellectuelle, les normes, ainsi que d'autres thèmes. Il mise sur cette connaissance pour créer et offrir des possibilités de formation. Les partenariats nationaux et internationaux que nous avons établis nous permettent d'offrir à la communauté patrimoniale des ressources et des espaces de développement en ligne, à partir du www.rcip-chin.gc.ca, en plus d'ateliers et d'autres activités destinés à guider les musées dans la création, la présentation, la gestion et la préservation d'un contenu numérique.

CAPSULE HISTORIQUE sur 1987 : Pat Young explique comment le RCIP a fini par offrir l'accès aux ressources de perfectionnement professionnel.

Je m'appelle Patricia Young, et je suis actuellement directrice de l'Information et de l'éducation du public à Parcs Canada. Jusqu’à très récemment, j'étais gestionnaire de Gestion du contenu et renforcement des capacités au RCIP.

Pour la meilleure partie de deux décennies, j’ai eu le plaisir de travailler, chaque jour, avec la communauté muséale du Canada, en veillant à ce que nos professionnels et bénévoles du domaine patrimonial aient les compétences et les outils dont ils ont besoin pour exploiter pleinement les technologies de l'information et de communication.

Même avant son arrivée dans le Web, le RCIP a permis aux travailleurs du monde patrimonial de communiquer les uns avec les autres, soit par courriel ou par le biais de réunions personnelles. Par exemple, dans les années 80, nous avons rassemblé plus de 100 personnes, provenant d'un bout à l'autre du pays, pour participer dans le cadre de groupes de travail, voués à l'élaboration de normes descriptives. Ce contact soutenu a toujours été très important pour le RCIP, et il nous a permis d'avoir une meilleure compréhension des besoins de nos membres, de faÇon à ce que nous puissions y répondre le plus directement possible.

Avec le temps, le RCIP a mis un plus grand accent sur l'exécution de recherches et l'élaboration de ressources qui viennent répondre aux besoins de notre communauté. Ce qui est tout aussi important d'ailleurs, c'est que nous avons élaboré une stratégie de perfectionnement des compétences qui permet aux professionnels et bénévoles du domaine patrimonial de mieux s'attaquer à la gestion des collections, aux projets de numérisation, aux questions liées à la propriété intellectuelle, et bien plus encore. Cette formation s'est tenue en ligne – par le biais de cours en ligne et de matériel pédagogique – tant sur le terrain que par le biais d'ateliers et plusieurs visites des musées membres.

De nos jours, le réseau muséal du RCIP est plus fort et plus à l'affût des technologies que jamais. Bien qu'il y aura toujours de nouvelles choses à apprendre et de nouveaux défis à relever, je sais que les musées du Canada sont bien placés pour continuer à réussir dans ce monde de plus en plus numérique

Mise en valeur des connaissances par le biais d'Internet RCIP déploie tous les efforts possibles afin de veiller à ce que les musées atteignent leurs objectifs, au sein d'un monde numérique. Il le fait en leur fournissant des ressources et un savoir-faire personnalisés. Depuis 1995, le site Web du RCIP , à www.rcip-chin.gc.ca, est au cœur de ces efforts.

À partir d'analyses sur les sondages, les statistiques d'achalandage Web, la correspondance et d'autres formes de contact, le RCIP porte une attention particulière à la façon dont le personnel des musées utilise nos services. Il veille également à apporter les améliorations qui s'imposent à ces services. Au cours des quelques dernières années, nous avons appris que, même si les usagers étaient grandement satisfaits du site Web du RCIP , de nouvelles tendances les incitaient à imaginer une meilleure expérience en ligne, tant pour les professionnels du patrimoine que les bénévoles.

Le Carrefour du savoir, nouveau complément du site Web du RCIP

Le RCIP a su atténuer ces préoccupations dans le cadre de la conférence de l'Association des musées canadiens (AMC), qui s'est tenue en 2006 à Saint John, au Nouveau-Brunswick. Le RCIP a lancé son Carrefour du savoir. Ce dernier vient tirer parti du potentiel des nouvelles applications interactives, afin de permettre aux professionnels du patrimoine d'apprendre, de collaborer et de partager en ligne. Les trois regroupements d'information qu'il fournit sont les suivants :

Cours en ligne et pratiques exemplaires

Des cours liés à la création, la présentation, la gestion et la conservation du contenu numérique. Ces derniers comprennent notamment le soutien au RCIP , des ressources de référence et des occasions de mettre ses propres connaissances à l'épreuve. Les usagers peuvent répondre à des jeux-questionnaires en ligne et participer à des groupes de discussion.

Échanges entre pairs

Les usagers peuvent soit créer des groupes de travail en direct (ou des communautés de pratique) ou participer à celles qui existent déjà, organiser des réunions en ligne et échanger leurs idées, des documents et des références. Ils apprennent également à se servir d'outils axés sur le Web pour partager leurs ressources.

Accès aux spécialistes

Des entrevues, webémissions , balados et blogues portant sur une vaste gamme de sujets sont partagés par les meilleurs spécialistes, dans leurs domaines respectifs.

Graphique de l'achalandage du RCIP
Haussses des visites en ligne : 70 % de plus! Il y avait 945 402 visites en 2011-2001, 1 315 660 visites en 2002-2003, 1 572 867 visites en 2003-2004, 1 517 348 visites en 2004-2005, 2 403 837 visites en 2005-2006, et 4 112 240 visites en 2006-2007. La hausse phénoménale d'achalandage qu'a connu le site Web du RCIP suite a l'ajout du contenu à valeur ajoutée du Carrefour du savoir a largement dépassé les attentes. Plus de 4 112 240 visites ont été enregistrées au cours de l'année 2006-2007 0 ce qui représente un bond de 70 % par rapport aux 2 403 437 visites de n'année précédente !

Depuis son lancement, la diversité du nouveau contenu du RCIP contribue à l'enrichissement du Carrefour du savoir.

Cinq nouveaux cours versés au Carrefour du savoir en 2006-2007

La traversée vers l'apprentissage en ligne [n'est plus disponible]
Présentation pratique des fonctions et avantages communs du cyberapprentissage. Ce cours a été préparé en collaboration avec l'École de la fonction publique du Canada.
Notions fondamentales en numérisation
Aperçu des principes de base de la résolution d'images, du format des fichiers numériques et des autres concepts nécessaires au lancement d'un projet de numérisation.
Gestion de la conservation d'objets numériques : Stratégies à court terme pour contrer des problèmes à long terme
Introduction aux principes de base de la préservation numérique. Conçu à l'origine par l'Université Cornell, ce cours s'adresse aux bibliothécaires, archivistes, conservateurs, gestionnaires et spécialistes techniques.
Notions fondamentales pour élaborer une politique de préservation numérique
Cours plus avancé supposant des connaissances de base en préservation numérique, spécifiquement adapté aux besoins des musées.
Élaboration de chroniques et gestion de projets pour les musées communautaires
Le RCIP et les associations provinciales de musées qui appuient la Learning Coalition ont élaboré ce cours de planification d'exposition, d'après les leçons tirées des expériences d'anciens participants du programme Histoires de chez nous

Accès aux spécialistes – 12 balados

Dans la série des brèves entrevues audio figurant sous la rubrique Accès aux spécialistes, le RCIP a présenté à la vaste communauté muséale du Canada 12 grands penseurs et praticiens des domaines du patrimoine et de la technologie. Parmi les thèmes qui y ont été abordés : comment déterminer la meilleure façon de raconter une histoire en ligne, et comment préserver un produit numérique fini.

Communauté de pratique dans le cadre du Carrefour du savoir

Le RCIP a également permis à des groupes de travail en ligne œuvrant pour la culture, la géographie, l'appellation/la classification des objets et d'autres sujets, de concevoir un atelier dans le cadre du Carrefour du savoir. Afin d'aider les utilisateurs à mieux comprendre comment fonctionne l'application, des diapositives d'orientation ont été ajoutées. L'Institut canadien de conservation (ICC), le Musée canadien des civilisations, la Museum Association of Newfoundland and Labrador (MANL) et la Learning Coalition ne sont que quelques-unes des organisations qui ont pu se prévaloir de ce service.

Nouvelle publication sur la propriété intellectuelle

Bien fixer les éléments d'information : L'art numérique et la propriété intellectuelle a été un autre ajout au site www.rcip-chin.gc.ca , plus précisément à la série de publications sur la propriété intellectuelle du RCIP. Conçue par Richard Rinehart, directeur des médias numériques du Berkeley Art Museum, cette publication unique en son genre représente une précieuse ressource pour toute institution qui cherche à protéger et à exploiter les biens qui lui ont été confiés.

Le RCIP a enrichi le réseautage sur les lieux

Outre les présentations sur ses ressources et ses programmes permanents – en particulier le nouveau Carrefour du savoir, l'Initiative de recherche Agora et les Programmes d'investissement du MVC – le RCIP a offert un certain nombre d'ateliers d'une journée à thèmes plus vastes. Voici les thèmes abordés par quelques-uns de ces ateliers :

  • Planifier un projet patrimonial en ligne
  • Numériser des images pour son musée
  • Relever les défis de la préservation numérique

Le RCIP aurait également contribué à l'enrichissement de nombreuses séances et groupes de discussion, tout au long de 2006-2007. C'est du moins ce qu'on retire d'une analyse des milliers de messages qui ont été adressés au MVC dans le cadre d'études de cas. Le kiosque d'information omniprésent du RCIP a permis au personnel de ce dernier de répondre aux questions et aux préoccupations des parties intéressées, et d'apprendre également comment mieux servir nos établissements membres. Si l'on tient compte des multiples façons dont les professionnels du patrimoine et les bénévoles peuvent participer aux initiatives du RCIP , ce contact personnel s'avère être un excellent moyen pour s'assurer que les musées retirent le plus grand avantage possible de leur adhésion au RCIP . Le personnel du RCIP a participé à certaines des conférences des organisations suivantes :

Image de la Directrice générale en compagnie de Cal White
Gabrielle Blais, directrice générale du RCIP , en compagnie de Cal White, président de l'Association des musées canadiens (AMC), lors de la Conférence de l'AMC de 2007, à Ottawa.

La mise en valeur des partenariats

C'est en février 2007 que le RCIP a invité les associations provinciales de musées à Gatineau (Québec), dans le cadre d'une séance de trois jours, portant sur les problèmes que connaissent les membres respectifs de celles-ci en matière de patrimoine numérique. Outre le personnel du RCIP , les directeurs des associations et les responsables du perfectionnement professionnel ont eu l'occasion de rencontrer d'autres représentants du ministère du Patrimoine canadien, ainsi que des représentants de l'Association des musées canadiens (AMC). Le RCIP et les associations ont alors pu passer en revue les pratiques exemplaires, et explorer certains thèmes, comme le droit d'auteur, l'accessibilité au contenu numérique, la recherche, la formation et d'autres sujets d'intérêt commun.

Il s'agissait de la huitième rencontre annuelle de ce genre. Ces événements reflètent l'importance qu'accorde le RCIP à son partenariat avec les associations des musées canadiens.

Le fruit de cette collaboration de longue date a pris la forme de onze articles, produits sur demande par le RCIP , qui pourront être publiés dans les bulletins des associations provinciales et territoriales de musées. Bien que les articles explorent la manière dont les gens utilisent le Web pour parfaire leurs aptitudes professionnelles (P. ex. cours universitaires en ligne), chacun était unique dans la mesure où il présentait les histoires de professionnels, de bénévoles et/ou d'éducateurs venant de la province où l'article était imprimé.

«21 stagiaires de Jeunesse Canada au travail dans 11 associations et établissements du patrimoine»

De plus, le RCIP a facilité le placement de 21 stagiaires de Jeunesse Canada au travail dans 11 associations et établissements du patrimoine. Les stagiaires ont acquis une précieuse expérience, tout en aidant leurs employeurs à élaborer des produits axés sur le Web, à faire de la recherche documentaire et à cataloguer les pratiques en matière d'art numérique, à recueillir de la documentation et à verser des enregistrements de collections dans Artefacts Canada.

Le RCIP a également continué d'entretenir les relations qu'il avait établies avec ses homologues de l'extérieur du Canada. Il est devenu membre du New Media Consortium (NMC), un consortium international réunissant les grands collèges, universités, compagnies et autres organisations axées sur l'apprentissage. Pendant l'année 2006-2007, tous les établissements membres du RCIP intéressés ont donc pu accéder aux serveurs de liste privés du NMC et à d'autres ressources utiles, en plus de participer à des événements en ligne, sans frais.

«Le RCIP a partagé son experie

Gardant à l'esprit la volonté d'aider à créer des débouchés pour que les musées canadiens et africains puissent travailler ensemble, le RCIP a partagé l'expérience canadienne en faisant appel à une technologie toute simple permettant de partager l'histoire locale (Histoires de chez nous) avec les 300 délégués présents à la deuxième assemblée générale et conférence du Conseil international des musées africains (AFRICOM) de l'ICOM. Cette présentation a été faite par l'entremise d'une vidéo préenregistrée.

Le RCIP a poursuivi sa participation au digital Cultural Content Forum (dCCF). Organisé par le RCIP , le Museums, Librairies and Archives Council (MLA) du Royaume-Uni, et l'Institute of Museum and Library Services (IMLS) des États-Unis, le dCCF est un forum annuel destiné aux organismes gouvernementaux du monde entier, qui permet aux établissements du patrimoine d'atteindre divers publics par le biais de la technologie. Le RCIP a assumé la responsabilité de la planification et de l'hébergement du dCCF 2007 en établissent un lien entre les thèmes suivants: les pratiques exemplaires, les réseaux de collaboration et l'apprentissage axée sur la technologie.

Puis, comme il le fait depuis 1972, le personnel du RCIP a travaillé avec ses homologues du ministère du Patrimoine canadien et ses organismes du Portefeuille, tout au long de l'année. De notre participation au Sommet national traitant de la Stratégie canadienne sur l'information numérique , organisé par Bibliothèque et Archives Canada, au 11e Sommet de la Francophonie, auquel les musées canadiens étaient représentés par le biais du Musée virtuel du Canada (MVC), le RCIP a continué de promouvoir la mission et les objectifs du ministère du Patrimoine canadien.

Objectif 2 : Favoriser l'excellence par l'élaboration et la présentation de contenu

La communauté muséale du Canada est particulièrement bien placée pour offrir aux publics canadien et international un contenu patrimonial contextuel fiable, et le RCIP consacre toute son énergie à réaliser pleinement ce potentiel. Il offre un soutien constant, notamment avec les Programmes d'investissement du MVC , et propose un contenu et des solutions d'accès uniques, comme museevirtuel.ca et Artefacts Canada. Grâce à ces efforts, le RCIP veille à ce que le public et les professionnels du patrimoine aient accès à un contenu qui favorise la recherche, la formation et l'apprentissage continu.

HISTORIQUE sur 2001 : la réflexion de Christina Tessier, du Musée Bytown, au sujet du Musée virtuel du Canada.

Je m'appelle Christina Tessier, et je suis directrice du Musée Bytown, et présidente du Réseau des musées d’Ottawa. Notre musée est situé dans l’un des plus vieux immeubles de pierre d’Ottawa, une cache ayant servi pendant la construction du Canal Rideau, qui est maintenant un site du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Nous racontons l’histoire du premier centenaire d’Ottawa. Puis, le Musée virtuel du Canada est venu jouer un rôle important afin de nous aider à donner vie à cette histoire dans le Web.

Grâce à notre participation dans le cadre du Programme d’investissement du MVC, nous avons également pu compter sur la participation de jeunes gens talentueux dans le cadre de notre travail, et avons établi des partenariats palpitants qui, autrement, ne se seraient jamais produits.

à l’aide du Projet de reconstruction 3D du Commissariat, par exemple, nos employés ont pu travailler en collaboration avec des experts du Conseil national de recherches, des historiens de Parcs Canada, et des étudiants parvenant de collèges de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick. Ainsi, nous avons pu créer un produit invitant et innovateur en ligne, et il ne nous aurait jamais été possible d’y parvenir seuls.

Le Musée Bytown est fier de faire partie de ce partenariat, et nous continuerons à jouer un rôle actif dans le cadre du Musée virtuel du Canada pour encore plusieurs années à venir.

Artefacts Canada continue de croître : 108 établissements contributeurs de plus!

Vingt-cinq ans après sa création, le Répertoire national des objets de musée continue d'être au cœur de l'identité du RCIP . Les établissements membres ont volontairement contribué à plus de 3 500 000 enregistrements et à près de 600 000 images d'accompagnement, faisant d'Artefacts Canada un modèle sans équivalent dans le monde patrimonial. Le nombre d'enregistrements, d'images et d'établissements participants continue de croître, grâce au succès de cette base de données qui permet aux professionnels et aux bénévoles d'explorer et de partager des collections.

Le nombre d'enregistrements, d'images et d'établissements participants à Artefacts Canada
Année Enregistrements Enregistrements avec images Établissements contributeurs
2003 2,815,951 319,022 215
2004 3,289,613 388,479 229
2005 3,540,610 397,120 227
2006 3,511,575 431,360 231
2007 3,545,499 582,783 339

CAPSULE HISTORIQUE sur 2003 : Isabelle Geoffrion, de Watson's Mill, parle du programme Histoires de chez nous.

Je m’appelle Isabelle Geoffrion. Je suis gestionnaire au Moulin Watson à Manotick, en Ontario.

Le moulin Watson est un moulin à mouture hors série du 19e siècle. Il s’agit d’un des rares moulins à mouture qui fonctionne toujours en Amérique du Nord.

Nous sommes une petite institution, l’artefact principal est notre immeuble et comme tout le monde, nos ressources sont limitées.

Nous comptons sur l’appui d’une grande communauté de bénévoles.

Le moulin Watson est vraiment reconnu comme étant LE cœur de Manotick.

Nous participons en ce moment à un projet d’Histoire de chez nous du Programme d’investissements du Musée virtuel du Canada.

Notre exposition digitale s’intitule Le cœur d’un village : l’histoire du moulin Watson et de Manotick.

Les Histoires de chez nous permettent aux petites institutions comme la nôtre la chance de créer un contenu pour le Web important et de partager avec d’autres gens.
- C’est aussi une excellente faÇon d’interagir avec les membres d’une communauté, de les faire participer, de recueillir l’histoire orale.

Le projet avait eu énormément de succès avec plus de 200 jeunes participants.

C’est le deuxième projet d’Histoires de chez nous que je gère. Le premier était pour le compte du Musée du canal Rideau à Smith’s Falls et s’intitulait Nous nous souviendrons d'eux. Ils avaient commencé par prendre les noms inscrits sur le cénotaphe régional, puis ils avaient effectué des recherches majeures, donné des entrevues, écrit des biographies, certains d’entre eux étaient allés visiter des cimetières de la Première Guerre mondiale en Europe, ils avaient photographié les monuments de leurs héros, rencontré les descendants... Ça a avait été un projet régional énormément émouvant, d’une importance nationale.

Histoires de chez nousnous avait permis de raconter cette histoire au monde entier.

Écoutez une entrevue réalisée en février 2007 avec Jim Johnston, directeur des services de collection et de conservation du Musée des sciences et de la technologie du Canada, et Stephanie Meeuwse, coordonnatrice des collections et expositions du Museums Mississauga, sur les avantages, pour les grands musées autant que pour les petits, de contribuer à Artefacts Canada.

Quelques faits saillants de l'année 2006-2007 :

Depuis l'été 2006, les utilisateurs ont droit à la présentation d'une interface simplifiée qui offre des vues provinciales des données.

Le RCIP continue de faire participer les partenaires provinciaux à des projets de montage, qui sont venus appuyer 74 musées dans les efforts qu'ils déploient en matière d'automatisation de leurs collections et de contribution au répertoire national. Des partenaires d'associations de musées et des pouvoirs publics du Yukon, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince Édouard, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve et Labrador ont donné des cours de formation et des conseils de façon soutenue, tout en stimulant la représentation des petits musées dans le cadre d'Artefacts Canada, avec l'ajout de plus de 1500 nouveaux enregistrements.

Graphique de Artefacts Canada 2006-2007
La base de données Artefacts Canada a été visitée 255 352 fois par des contributeurs et des chercheurs, en 2006-2007 – un bond de 48 % par rapport aux 172 314 visites de l'an dernier!

54 nouvelles expositions au sein du MVC

Appuyés par l'initiative du MVC , 54 établissements membres du RCIP et leurs partenaires ont réalisé et lancé une grande variété de productions en ligne qui font revivre les aspects uniques du patrimoine canadien. De quelques clics de souris, les publics canadien et international peuvent désormais :

  • revivre l'histoire de la résistance du Nord-Ouest;
  • naviguer dans presque 2 000 œuvres d'artistes féminines les plus connues du Canada;
  • s'immerger dans la richesse de la culture inuite de l'une des collectivités les plus nordiques du Canada;
  • découvrir le rôle fondamental que vient jouer le Canada afin d'améliorer notre compréhension de l'univers;
  • vivez les premiers jours des maisons de disques indépendantes;
  • constater le combat dramatique des familles canado-japonaises pendant la Seconde Guerre mondiale;
  • aider une galerie à monter un musée à source ouverte « créé par le public pour le public »;
  • voler aux côtés des pilotes de brousse audacieux qui ouvrirent des pistes dans la nature sauvage du Nord;
  • s'émouvoir des effets d'une tornade et d'un tsunami dévastateurs;
  • se joindre à des spécialistes en conservation au laboratoire, dans la nature et la communauté;
  • et beaucoup plus encore!
Image d'une maison de métis avec la famille rassemblée autour de la table.
De l'exposition Retour à Batoche, une maison métis, telle qu'illustrée par l'artiste Armand Paquette.

Colombie-Britannique

Histoires de chez nous
Expositions virtuelles

Alberta

Histoires de chez nous

Saskatchewan

Histoires de chez nous
Expositions virtuelles

Manitoba

Histoires de chez nous

Ontario

Histoires de chez nous
Expositions virtuelles

Québec

Histoires de chez nous
Expositions virtuelles

Nouveau-Brunswick

Expositions virtuelles

Nouvelle-Écosse

Histoires de chez nous

Terre-Neuve et Labrador

Histoires de chez nous
Expositions virtuelles

Nunavut

Yukon

Histoires de chez nous
Close-up photo d'un sébaste cuivré
Conservation en action, un sébaste cuivré, tel que saisi en photo par le photographe Noel Hendrickson.

Programmes d'investissement du MVC : Nouveaux appels

Tandis qu'un bon nombre de musées se régalaient de voir enfin le produit de leur travail occuper le centre de leurs sites Web et de museevirtuel.ca, des dizaines d'autres musées se préparaient à faire le grand saut – beaucoup pour la première fois. Voici donc un résumé des activités réalisées dans le cadre des Programmes d'investissement, en 2006-2007.

Le Conseil de rédaction du MVC 2006-2007

Conformément à la tradition, le Conseil de rédaction du MVC de 2006-2007 s'est composé de membres des quatre coins du pays. Ces derniers sont venus partager leurs diverses expériences et expertises.

Expositions virtuelles en cours d'élaboration

En 2006, sept musées ont commencé à produire de nouvelles expositions virtuelles avec l'aval du Conseil de rédaction du MVC .

Titre du projet

  1. Pleins feux sur les phares de l'Île-du-Prince-Édouard : Community Museums Association of Prince Edward Island
  2. Colibris : Musée de la nature et des sciences
  3. Miguasha : de l'eau à la terre : Musée d'histoire naturelle, parc national de Miguasha
  4. Nunavik : une terre, son peuple : Laboratoire de recherche sur les musiques du monde
  5. Salaberry-de-Valleyfield, au cœur de l'histoire industrielle canadienne : Musée de société des Deux-Rives
  6. Équilibre des forces – développement hydroélectrique dans le sud-est de la Colombie-Britannique : Touchstones Nelson: Museum of Art and History
  7. Herbier virtuel des plantes menacées en Saskatchewan : un patrimoine naturel en danger : Herbier de l'Université de la Saskatchewan

Initiative de recherche Agora

Le Conseil de rédaction du MVC s'est réuni en janvier 2007 pour évaluer les propositions envoyées en réponse à un appel spécial associé à l'Initiative de recherche Agora ( Voir Mobilisation des éducateurs pour en apprendre davantage sur l'Initiative ).

Douze projets Agora approuvés en 2007

Titre du projet
  1. La caricature éditoriale canadienne : pleins feux sur un passé politiquement incorrect! : Musée McCord d'histoire canadienne
  2. Emily Carr : Dans ses propres termes : Art Gallery of Greater Victoria
  3. Nourrir la frontière – L'alimentation dans le Canada d'autrefois : Davenport Centre - Heritage Hall
  4. L'histoire sous nos pieds : le marché patrimonial de Kingston : Cataraqui Archaeological Research Foundation
  5. Enquête sur le changement climatique dans l'Arctique canadien : Musée canadien de la nature
  6. Koluskap : Wolastoqewi-atkuhkakonol – Les histoires du peuple wolastoqiyik : Musée du Nouveau-Brunswick
  7. Créer l'histoire maintenant : Scarborough Historical Museum
  8. Musique à l'oreille : Direction du patrimoine, province du Nouveau-Brunswick?
  9. L'histoire de notre croissance : Science World British Columbia
  10. Compendium sur la sérigraphie Vaughan Grayson : Une artiste dans les Rocheuses canadiennes et composante éducative d'art graphique : Moose Jaw Art Museum Incorporated/Moose Jaw Museum & Art Gallery
  11. Façonner un pays : Collection numérique du patrimoine canadien : Musée royal de l'Ontario
  12. Manufacture de véhicules à chevaux-vapeur : Campbell Carriage Factory Museum

Pour mieux comprendre ce qu'on entend par « objet d'apprentissage », écoutez la description qu'en donne Kirsten Evenden, directrice des initiatives néomédiatiques du Glenbow Museum.

Histoires de chez nous

Depuis 2003, le programme Histoires de chez nous permet aux petits musées comptant moins de cinq employés à temps complet de produire des expositions en ligne qui explorent l'histoire locale de leurs collectivités. Dès le début, les premiers participants retenus ont reçu un logiciel facile à utiliser et un investissement de 5 000 $ pour leur production. En 2006-2007, ce financement a été augmenté, afin que les musées locaux et les collectivités qu'ils desservent continuent à partager plus facilement leurs histoires avec le reste du monde. Ainsi, chaque production approuvée par la suite sera désormais admissible à un investissement supplémentaire de 2 500 $. (Les propositions d'expositions ultérieures doivent également être soumises pendant la période d'appel annuelle.)

Le tout dernier appel annuel a été lancé en janvier 2007, et sa date de clôture a été fixée au 28 février. Les propositions des musées suivants ont été acceptées, soit pour une première exposition, soit pour une nouvelle exposition explorant un autre chapitre de l'histoire de leur collectivité, ou pour la traduction de leur exposition originale dans l'autre langue officielle du Canada.

Graphique du nombre d'expositions en ligne et de jeux
En 2006-2007, le nombre combiné d'expositions en ligne et de jeux à l'affiche du MVC est passé de 697 à 768 – affichant une hausse de 10

Objectif 3 : Favoriser l'excellence en suscitant l'intérêt et la participation

Le RCIP conçoit et offre des programmes de diffusion externe qui suscitent l'intérêt du public du Canada et du reste du monde. Les campagnes de marketing et de communications documentées par diverses évaluations environnementales (P. ex. tendances du Web et de la technologie, analyse du public) permettent au RCIP d'augmenter la visibilité des collections du patrimoine canadien et donc de veiller à ce que les divers publics aient une meilleure compréhension du patrimoine de notre pays.

1995 CAPSULE HISTORIQUE: Bruce Williams parle du RCIP et du Web.

Je m'appelle Bruce Williams, et je suis l'ancien directeur des Programmes publics au Musée canadien de la nature.

Depuis des années, le RCIP nous a aidés dans le domaine de la documentation et de la numérisation de nos collections. Au milieu des années 1990, le RCIP, prévoyant le potentiel du Web, a changé son orientation. Tout d’abord, tous les services qui sont disponibles aux musées membres sont axés sur le Web. Deuxièmement, le RCIP a lancé des nouveaux produits et services disponibles sur le Web basés sur les données des musées. En faisant ce travail, le RCIP a servi comme chef de file et il a facilité la collaboration et l’apprentissage de nouvelles capacités pour les musées canadiens. Troisièmement, le RCIP a fait des recherches au niveau des nouvelles technologies et le fonctionnement du Web. Nous en avons profité beaucoup quand nous avons lancé notre propre site Web. à ce temps-là, j’étais chanceux d’être au RCIP en échange.

Entre-temps, j’ai pu constater que le potentiel est achevé. Maintenant, il y a une vaste gamme  de produits et de services qui sont disponibles sur le Web qui sont basés sur les données des musées et les institutions muséales au Canada ont achevé leurs objectifs et maintenant elles peuvent mieux servir leurs publics. Merci RCIP.

Je m'appelle Patricia Young, et je suis actuellement directrice de l'Information et de l'éducation du public à Parcs Canada. Jusqu’à très récemment, j'étais gestionnaire de Gestion du contenu et renforcement des capacités au RCIP.

Pour la meilleure partie de deux décennies, j’ai eu le plaisir de travailler, chaque jour, avec la communauté muséale du Canada, en veillant à ce que nos professionnels et bénévoles du domaine patrimonial aient les compétences et les outils dont ils ont besoin pour exploiter pleinement les technologies de l'information et de communication.

Même avant son arrivée dans le Web, le RCIP a permis aux travailleurs du monde patrimonial de communiquer les uns avec les autres, soit par courriel ou par le biais de réunions personnelles. Par exemple, dans les années 80, nous avons rassemblé plus de 100 personnes, provenant d'un bout à l'autre du pays, pour participer dans le cadre de groupes de travail, voués à l'élaboration de normes descriptives. Ce contact soutenu a toujours été très important pour le RCIP, et il nous a permis d'avoir une meilleure compréhension des besoins de nos membres, de faÇon à ce que nous puissions y répondre le plus directement possible.

Avec le temps, le RCIP a mis un plus grand accent sur l'exécution de recherches et l'élaboration de ressources qui viennent répondre aux besoins de notre communauté. Ce qui est tout aussi important d'ailleurs, c'est que nous avons élaboré une stratégie de perfectionnement des compétences qui permet aux professionnels et bénévoles du domaine patrimonial de mieux s'attaquer à la gestion des collections, aux projets de numérisation, aux questions liées à la propriété intellectuelle, et bien plus encore. Cette formation s'est tenue en ligne – par le biais de cours en ligne et de matériel pédagogique – tant sur le terrain que par le biais d'ateliers et plusieurs visites des musées membres.

De nos jours, le réseau muséal du RCIP est plus fort et plus à l'affût des technologies que jamais. Bien qu'il y aura toujours de nouvelles choses à apprendre et de nouveaux défis à relever, je sais que les musées du Canada sont bien placés pour continuer à réussir dans ce monde de plus en plus numérique

Mobiliser les éducateurs

Ayant pour objectif ultime de mobiliser davantage les enseignants et les étudiants au contenu muséal canadien, le RCIP a poursuivi son Initiative de recherche Agora en collaboration avec 21 établissements membres.

Les outils innovateurs et le contenu d'excellente qualité (sous forme de textes, de fichiers audio, d'animations et de clips vidéo) actuellement en préparation permettront aux enseignants d'avoir accès aux ressources nécessaires à la création de leurs propres plans de cours et projets. Ils pourront ainsi interagir avec leurs élèves et les éducateurs de musée et leur fournir des expériences d'apprentissage participatives et interactivesEn prévision du lancement officiel, en 2008, de l'espace interactif en ligne et des ressources d'apprentissage numérique qui l'accompagnent, le RCIP a commencé à faire connaître l'Initiative de recherche Agora au sein de la collectivité pédagogique.

Dans le cadre de la conférence de l'Association des musées canadiens (AMC) en 2007 à Ottawa, les participants des musées membres du RCIP ont visionné une vidéo promotionnelle exposant les avantages des produits planifiés pour les enseignants. Ce vidéo a ensuite été présentée dans le cadre de plusieurs rencontres planifiées par des groupes, en faveur de l'utilisation de la technologie en salle de classe au Canada, notamment :

Des présentations ont également été faites aux éducateurs de musée et aux enseignants du primaire et du secondaire, tout au long de l'année, dans l'ensemble du pays. RCIP a fourni aux établissements membres deux documents bien songés qui analysent la manière dont les musées peuvent diffuser leur contenu pédagogique plus efficacement au moyen du Web :

Joindre des observateurs et des médias

Il existe peu de choses qui peuvent attirer l'attention de façon positive, comme le fait la remise d'un prix de reconnaissance. La reconnaissance de l'excellence engendre la confiance dans un produit, et génère un certain enthousiasme au sujet de ce dernier. Les établissements patrimoniaux ont pleine conscience de cette dynamique. Sûrs de la qualité et de la valeur de ce que les musées ont à offrir, le RCIP et les établissements membres participant aux Programmes d'investissement du MVC proposent régulièrement leurs meilleurs éléments afin que l'on tienne compte de leur candidature.

Au cours de l'année 2006-2007, les productions du MVC ont une fois de plus su se mériter les éloges des jurys, tant au Canada qu'à l'étranger.

  • Le Musée McCord a remporté le MUSE Award 2006 pour Le temps d'une pose. Tremplin idéal pour apprendre l'histoire du Canada au secondaire, ce jeu interactif invite les joueurs à assumer le rôle d'un client ou d'un apprenti photographe au studio de William Notman, l'un des plus réputés de Montréal, en 1870.
  • La Commission des champs de bataille nationaux a mérité le fameux Prix Audiovisuel et multimédia Télé-Québec pour son exposition 1759 : Du sentier de la guerre aux plaines d'Abraham. Cette exposition virtuelle extrêmement détaillée emmène les visiteurs faire un périple dans l'histoire de la guerre de Sept Ans vue par les Autochtones, les Britanniques et les Français.
Image d'une salle de bal remplie de couples de danseurs.
Tel que le démontre l'exposition 1759 : Du sentier de la guerre aux plaines d'Abraham, une image interactive de l'artiste Pierre Bourgeault.

Dans la même veine, le RCIP a conçu Neuf manières simples et peu coûteuses de promouvoir votre nouvelle exposition virtuelle. Il s'agit d'une fiche technique explicite indiquant le meilleur moyen pour les musées d'informer les médias de l'existence de leur nouvelle exposition virtuelle (par communiqués de presse, événements médiatiques, optimisation dans les moteurs de recherche et plus encore).

Mobilisation à l'aide du Web social

Avec la popularité grandissante des applications «Web2.0», de plus en plus de musées profitent du phénomène pour atteindre un nouveau public, en plus de leur public fidèle. Des fils de nouvelles RSS à la téléphonie Internet, aux blogues et à l'étiquetage social, le RCIP a aidé à démystifier le sujet dans le Carrefour du savoir. Il l'a fait en ajoutant de brefs aperçus des nouvelles tendances, de leur pertinence vis-à-vis des musées et de la façon de participer, souvent sans frais. À titre d'exemple, citons les efforts ayant été déployés pour souligner le travail des musées qui ont recours aux technologies sociales, notamment l'entrevue que nous avons eue avec le conservateur du Port Moody Station Museum, en Colombie-Britannique. Écoutez Jim Millar nous remémorer la création de l'un des premiers blogues de musée au Canada.

Susciter l'intérêt des publics en ligne

Par le biais de l'approche méthodique que préconise le RCIP en matière d'optimisation des moteurs de recherche et d'autres initiatives de marketing en ligne, le RCIP a veillé à ce que le contenu des musées canadiens soit toujours en tête des résultats, que le grand public ait fait ses recherches par mots clés ou par expressions clés dans les moteurs de recherche.

Le RCIP a également continué de fidéliser le principal public du Musée virtuel du Canadaen présentant régulièrement un contenu différent sur les pages des principaux portails du MVC , et en publiant un bulletin mensuel électronique, ainsi qu'un autre bulletin à l'intention des enseignants.

Joindre de nouveaux publics par le biais de partenariats

Graphique des visites au Musée virtuel du Canada
Il y avait 2 685 940 visites en 2001-2002, 3 590 417 visites en 2002-2003, 6 914 982 visites en 2003-2004, 10 582 504 visites en 2005-2006 et 12 753 980 visites en 2006-2007.

Le Musée virtuel du Canada (MVC) a reçu 12 753 980 visites en 2006-2007. Si l'on compare ces données aux 10 582 504 visites ayant été enregistrées l'année précédente, il s'agit d'une hausse de 20 !

Le RCIP cherche toujours à trouver de nouvelles occasions de propager la bonne nouvelle sur le contenu des musées canadiens. Pour cette raison, le RCIP a entrepris un bon nombre de partenariats en 2006-2007. Les trois qu'il importe de citer sont les suivants :

  • Lycos Canada – Dans le cadre d'un projet pilote de six mois, le MVC a servi de fournisseur de contenu à Lycos Canada. Les expositions virtuelles, élaborées par des établissements membres, et les images promotionnelles du MVC sont apparues sur le canal culturel du portail pour diriger le public vers certaines pages Web du MVC . Ainsi, le RCIP a appris de précieuses leçons qui servent maintenant à planifier des campagnes semblables, dotées d'objectifs tout aussi ambitieux.
  • Passeport des musées de la capitale du Canada – Le RCIP a créé et affiché, dans le site du MVC , une page Web faisant la promotion d'une initiative permanente de «passeport», lancée par les musées nationaux et d'autres musées. Cette dernière a pour but d'encourager les touristes et les habitants de la région à visiter les diverses attractions des musées environnants. Le site museevirtuel.ca et son contenu ont donc, eux aussi, pris l'affiche dans la publicité imprimée, dans le cadre de ce programme. Le programme a pu ainsi faire l'objet d'une page Web, puis le site museevirtuel.ca et son contenu muséal ont pu faire l'objet de la publicité imprimée sur le programme.
  • 11e Sommet de la Francophonie, en Roumanie – Le thème de l'événement portait sur la technologie de l'information dans l'enseignement. Ce dernier a amené le Musée virtuel du Canada (MVC) à être sélectionné pour représenter le ministère du Patrimoine canadien à la rencontre d'une semaine qui a eu lieu à l'automne 2006. Le RCIP a veillé à ce que la créativité des musées du Canada, dans le domaine du contenu numérique, soit particulièrement mise en premier plan. Les représentants de gouvernements, ainsi que les citoyens, à l'échelle de la francophonie, ont pu rentrer chez soi, en ayant une toute nouvelle compréhension des musées canadiens et des réalisations en ligne de ces derniers.
Daniel Feeny accueille un groupe au Pavillon du Canada à Bucarest.
Daniel Feeny, gestionnaire du Développement des affaires et marketing au RCIP, accueille un groupe d'étudiants et leurs enseignants au Pavillon du Canada, à Bucarest.