
Écoutez une introduction de Gabrielle Blais, directrice générale du RCIP
Les professionnels et les bénévoles du patrimoine acquièrent les compétences dont ils ont besoin pour susciter l’intérêt de publics variés grâce à une technologie innovatrice.
Les Canadiens s’intéressent à la diversité culturelle, historique et linguistique du Canada à l’aide du contenu numérique élaboré par les musées.
Le patrimoine diversifié du Canada jouit d’une forte présence dans le contexte mondial d’aujourd’hui.

Jeunes visiteurs au Centre des sciences de Montréal.
Faire en sorte que les musées apprennent grâce au RCIP et aux autres musées, et que les Canadiens, en particulier les jeunes, s’instruisent grâce aux musées.

Joan Brophy, du Corner Brook Museum, et Martine Lachance, du RCIP
« Passage est un projet communautaire qui vise l’élaboration de méthodes normalisées de résolution de problèmes de gestion dans un musée, sans oublier la gestion et la diffusion de l’information. Qui mieux que le RCIP peut nous aider dans cette voie? »
Paul Collins, conservateur, Nova Scotia Museum (Nouvelle-Écosse)
« Depuis plus de 20 ans, nous bénéficions des services et du leadership du RCIP, depuis les premiers jours du soutien à la gestion informatisée des collections jusqu’au nouveau Carrefour du savoir. »
Grant W. Hughes, Directeur des services de conservation, Musée royal de la Colombie-Britannique
« Histoires de chez nous nous aide à atteindre un public qui, de n’importe où, peut vivre et apprécier notre histoire, nos anecdotes et l’esprit de notre collectivité. »
Sheryl Kolt, conservatrice, Transcona Historical Museum (Manitoba)
« Le RCIP nous a aidés à faire connaître notre collection permanente à un vaste public et a contribué au développement d’un nouvel aspect essentiel de la programmation de notre musée. »
Diana Brooks, Gestionnaire des programmes éducatifs, Art Gallery of Greater Victoria (Colombie-Britannique)
« L’écoute, l’aide et la visibilité offertes par le RCIP contribuent à faire grandir nos collections tout en donnant à nos histoires une dimension canadienne. »
Michel Vallée, directeur, Musée de société des Deux-Rives (Québec)
« Méthodes de gestion des collections, numérisation d’images, création d’expositions virtuelles, réseautage, etc., le RCIP a aidé notre musée communautaire à progresser depuis les premiers pas jusqu’à la course du marathon! »
Kathryn Elliott, conservatrice, Corner Brook Museum and Archives (Terre-Neuve-et-Labrador)
« Pouvoir échanger et apprendre au contact d’autres professionnels de musée, de partout au Canada, impliqués dans le domaine en constante évolution du patrimoine numérique. »
Mark Heyck, coordonnateur des expositions virtuelles, Prince of Wales Northern Heritage Centre (Territoires du Nord-Ouest)
« Le RCIP représente pour moi la puissance de la coopération et d’une vision : de multiples personnes appartenant à de nombreux établissements contributeurs et bénéficiaires d’une précieuse ressource d’information publique. »
Kevin Rice, archiviste et conservateur en chef, Musée du Centre des arts de la Confédération (Île-du-Prince-Édouard)
« Le système de messagerie CANMUSE du RCIP constitue pour les travailleurs des musées un excellent moyen d’échanger des idées et de poser des questions entre collègues. »
Allan Symons, fondateur et conservateur, The Canadian Clock Museum (Ontario)
« En plus d’être très réceptif à nos besoins, le RCIP offre de bonnes options pour le rayonnement de nos collections. »
Jeanne-Mance Cormier, conservatrice , Musée acadien de l’Université de Moncton (Nouveau-Brunswick)
« Des projets de diffusion innovateurs, des partenariats pancanadiens, des moyens de sauvegarder le patrimoine, un site facile d’accès pour les publics canadiens et internationaux, l’excellence d’une équipe. »
Manon Roch, conservatrice, Maison Saint-Gabriel (Québec)
« Le RCIP a transformé notre manière de créer non seulement des sites Web, mais aussi des expositions, ce qui a ouvert notre musée à de tout nouveaux publics. »
Dean Bauche, directeur, Allen Sapp Gallery (Saskatchewan)
« En nous reliant aux histoires de nos luttes et de nos fêtes, le RCIP nous permet de construire un avenir meilleur par l’apprentissage, la culture, le patrimoine et les arts. »
Renée Wetselaar, directrice générale, Workers Arts and Heritage Centre (Ontario)
« Grâce au contact avec d’autres, j’ai trouvé des solutions à mes problèmes et des réponses à mes questions, et j’ai pu en retour partager mes connaissances et mes compétences. »
Wendy Zack, directrice des opérations et conservatrice, Crownsnest Museum (Alberta)
Ce sont nos membres, dont vous êtes, qui font la force de notre Réseau. Plus nos liens sont étroits, mieux nous pouvons maîtriser notre savoir collectif et plus les musées du Canada parviendront à susciter l’intérêt de publics canadiens et étrangers. Les attentes et les habitudes des publics du monde entier évoluent rapidement avec les moyens techniques qu’ils adoptent. Ensemble, nous pouvons relever les défis et profiter des occasions qui résultent de cette évolution.
Notre logo bien connu met en vedette cinq établissements membres du RCIP qui représentent quelques-unes des diverses régions de ce vaste pays. Ce logo symbolise le rôle de notre Réseau : relier des organismes géographiquement dispersés et en faire des voisins virtuels, malgré des distances qui se comptent en milliers de kilomètres. En favorisant la collaboration entre nos membres, nous contribuons aussi à renforcer nos collectivités et les liens qui les unissent.
Au cours de la dernière année, nous avons principalement cherché à exploiter toute la puissance des TIC afin de relier les quelque 1200 établissements membres. du RCIP. Je suis heureux de pouvoir vous dire que vous pouvez constater par vous-mêmes le résultat de nos efforts à www.rcip.gc.ca. Le Carrefour du savoir permet à nos membres d’échanger, de collaborer et de s’instruire mutuellement. Notre Réseau n’en est que davantage réceptif et vivant, capable de jouer un rôle de plus en plus important dans le développement social, économique et culturel du Canada.
Le Carrefour du savoir décuple la capacité de nos membres de s’instruire mutuellement, jour après jour. Il offre une variété de services et de produits que les professionnels et les musées peuvent apprendre à utiliser, et utiliser pour apprendre, afin d’atteindre les objectifs et les résultats qu’ils visent. Le Carrefour du savoir donne en outre des exemples précis de la manière dont les membres peuvent se servir de fils de nouvelles RSS, de groupes de travail en ligne et de balados pour communiquer entre eux et rejoindre leurs publics respectifs.
Le Carrefour du savoir n’est qu’un début. Le Web en général devient de plus en plus interactif. Un nombre croissant de personnes adoptent wikis, blogues et autres innovations. Maintenant que le Carrefour du savoir contribue à nous rapprocher, le RCIP franchira bientôt une étape importante en créant des outils technologiques grâce auxquels les musées pourront accroître leur présence et répondre aux nouveaux besoins des Canadiens, et en particulier susciter l’intérêt des enseignants et des élèves du Canada.
Je pense entre autres à un projet pilote qui vise à mettre les générations actuelles et futures en contact avec le patrimoine du Canada. Ce nouvel espace d’apprentissage en ligne amènera le Musée virtuel du Canada (MVC) à un niveau supérieur d’apprentissage interactif et coopératif, par le truchement de ressources réutilisables créées par des musées et de techniques innovatrices permettant d’exploiter ce contenu au maximum. Un certain nombre de musées et d’écoles participent déjà à cette initiative. Nous vous tiendrons au courant de l’évolution du projet.
Entre-temps, le Carrefour du savoir évoluera en tandem avec un site Web plus étendu. Des cours, des présentations et de nouveaux contenus s’ajouteront et vous, les utilisateurs, participerez à son évolution. Le Carrefour du savoir est déjà au cœur du site Web du RCIP. Il est destiné à renouveler l’expérience vécue par les professionnels et les bénévoles de musée à www.rcip.gc.ca.
Le Carrefour du savoir est un outil d’apprentissage, de collaboration et d’échange à votre disposition. Il constitue également un merveilleux moyen de communication avec des collègues de tout le pays. Je vous encourage à tirer parti des nombreuses possibilités qu’il offre. N’oubliez pas que vous avez 1200 raisons d’en profiter.
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LE DIRECTEUR GÉNÉRAL,
(2004-2006)
Namir Anani
L’équipe des Services aux membres du RCIP en 2005-2006: Richard Bastien, Joan Korzeniowski (gestionnaire), Yannick Tellier, Dominique Dénommée, Nick Frenette et Martine Lachance.
Chaque jour, des professionnels et des bénévoles de musée de partout au Canada comptent sur l’équipe d’experts du RCIP pour obtenir des réponses à leurs questions et des conseils. Au cours de l’année 2005–2006, les Services aux membres du RCIP ont reçu plusieurs milliers de demandes de renseignements sur l’adhésion au RCIP, les avantages consentis aux membres, le soutien technique, les publications, ainsi que les nombreux produits et services du RCIP qui bénéficient à la communauté du patrimoine.
Mais surtout, le RCIP relie ses membres les uns aux autres. Qu’il s’agisse d’ateliers en personne, de publications imprimées, de groupes de discussion en ligne ou de bases de données évoluées, le RCIP offre de multiples façons d’exploiter nos connaissances et notre expérience collectives et de développer notre capacité à créer, présenter, gérer et conserver des contenus en ligne.
De l’Atlantique au Pacifique, le personnel d’établissements membres du RCIP a pu participer à des ateliers en personne pour se perfectionner en matière d’élaboration de contenu numérique.
Numérisez les images de votre musée – Amherst
Partenaire :
Federation of Nova Scotian Heritage (FNSH)
Numérisez les images de votre musée – Fredericton
Partenaire :
Association Museums New Brunswick (AMNB)
Sites Web efficaces pour des musées – Saskatoon
Partenaire :
Canadian Museums Association (CMA)
Réalisation de projets en ligne sur le patrimoine – St. John’s
Partenaire :
Museum Association of Newfoundland and Labrador (MANL)
Sélection d’un système de gestion des collections – Toronto
Partenaire : Special Library Association (SLA)
Numérisez les images de votre musée – Kelowna
Partenaire : British Columbia Museums Association (BCMA)
Sélection d’un système de gestion des collections – Ottawa
Partenaire : National Defence Museums
Principes de l’optimisation de moteurs de recherche pour des sites Web culturels – Albuquerque, (Nouveau-Mexique)
Partenaire : Museums and the Web 2006
Un sondage mené par la firme Decima Research au début de 2006 sur la satisfaction des membres du RCIP a révélé que, au cours des six mois précédents, 60 % des répondants avaient utilisé la ligne sans frais du RCIP pour demander de l'aide, et 61 % avaient contacté le Centre d’assistance technique du RCIP par courriel. Dans une proportion impressionnante de 95 %, les répondants ont estimé que le personnel du RCIP avait tout mis en œuvre pour procurer aux membres le service dont ils avaient besoin.
Sur 96 % des répondants qui ont accédé au site Web du RCIP, 85 % ont été très ou assez satisfaits du site (11 % avaient une opinion neutre). Cependant, 44 % se sont dit d'accord avec le fait « qu'on pourrait ajouter beaucoup plus au site pour améliorer l'expérience en ligne », ce à quoi contribue le nouveau Carrefour du savoir. Quelque 146 directeurs (ou leurs représentants) ont répondu au sondage de Decima Research, ce qui donne une marge d’erreur maximale de 7,6 %. Un sommaire des résultats du sondage est disponible dans la section Membres/RCIP et MVC du site www.rcip.gc.ca.
Afin de mieux comprendre les défis et les besoins des musées canadiens, le RCIP a mené à l’automne 2005 un sondage sur l’évaluation de la technologie. Les données de ce sondage jouent un rôle crucial dans la mise sur pied de programmes et de services capables de répondre aux besoins des membres
Le sondage a révélé entre autres que la numérisation est très ou assez importante pour 94 % des répondants. Il a aussi confirmé l’évolution de l’accès à Internet à des débits de plus en plus élevés : 43 % des répondants avaient déjà un accès à très haute vitesse, 19 % un accès à haute vitesse par DSL ou par câble, 33 % un accès par ligne commutée, et 5 % n’avaient pas accès à Internet. Les musées communautaires ont représenté 34 % des répondants à ce sondage.
En plus de relier entre eux ses 1,200 établissements membres to each other, le Réseau constitue un lien entre la communauté canadienne du patrimoine et des organismes et forums de premier plan avec lesquels le RCIP travaille en étroite collaboration. En partenariat avec des associations de musées, des organismes gouvernementaux, des établissements d’enseignement, des organisations internationales et des experts dans divers domaines, le RCIP tire parti d’une expertise canadienne et internationale pour le bénéfice de la communauté canadienne du patrimoine, et permet à des établissements membres de participer à de passionnantes initiatives de recherche.
En février 2006, à l’initiative du RCIP, les directeurs généraux et les coordonnateurs de la formation des associations provinciales et territoriales de musées du Canada ont tenu leur rencontre annuelle avec le personnel du RCIP. En plus de constituer un forum d’échange sur les défis et les succès de musées de partout au pays en matière d’utilisation de la technologie, cette activité a permis d’évaluer les besoins du milieu et de définir des possibilités de collaboration.

Rencontre annuelle du RCIP avec les associations de musées du Canada : Joan Kanigan-Fairen, de la Museums Association of Saskatchewan (MAS), Gerry Osmond et Charlene Garvey, de l’Alberta Museums Association (AMA), Suhas Deshpande et Martin Lajoie, du RCIP.
En 2005, le RCIP et Bibliothèque et Archives Canada ont signé un protocole d’entente qui établit le cadre d’une action concertée pour l’élaboration de normes et d’une stratégie de conservation à long terme des actifs numériques produits par les musées, les bibliothèques et les services d’archives. Le RCIP a en outre poursuivi son travail en étroite collaboration avec les associations provinciales de musées sur un certain nombre de projets. Mentionnons entre autres le projet mené avec The Learning Coalition (formé des associations de musées de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse) pour la réalisation de modules d’apprentissage sur l’élaboration de chroniques et la gestion de projets d’Histoires de chez nous..
En juin 2005, 60 praticiens du patrimoine et des nouveaux médias ainsi que des leaders d’opinion du Canada et de l’Asie ont tenu une rencontre fructueuse au pavillon canadien d’EXPO2005 à Aichi, au Japon, où ils ont mis en commun des connaissances et des pratiques exemplaires. Le RCIP et Culture canadienne en ligne ont organisé cette rencontre au nom duministère du Patrimoine canadien.
Dans le cadre de cette activité, le RCIP a organisé un colloque d’une journée sur les défis et les possibilités présentés par des publics qui recherchent de plus en plus des espaces participatifs en ligne permettant un apprentissage personnalisé par l’expérience. Les exposés et biographies de tous les conférenciers sont accessibles dans la section Carrefour du savoir du site Web du RCIP. À la suite de ce colloque, le RCIP a reçu des délégations de ses homologues de Singapour et du Japon, et a été invité en Chine pour discuter d’éventuels partenariats.
La mondialisation apporte son lot de défis et de possibilités pour tous les segments de la société, y compris la communauté du patrimoine. En diffusant l’expérience canadienne de l’élaboration de contenus numériques et en faisant part des leçons apprises, le RCIP a continué de façonner activement les politiques et initiatives en matière de patrimoine numérique sur la scène internationale. Le RCIP a notamment :
À titre de Réseau national, l’un de nos principaux défis consiste à atteindre et à relier les milliers de professionnels et de bénévoles du patrimoine – chacun ayant ses besoins propres – répartis dans les six fuseaux horaires du Canada. Heureusement, de nouvelles solutions techniques font constamment leur apparition pour nous aider à relever ce défi avec succès.
En 2005, le RCIP a entrepris un projet intensif d’une année à l’intention de la communauté muséale canadienne : mettre à profit de nouveaux moyens techniques qui permettent d’offrir des services en ligne commodes, personnalisés et interactifs.
Le site Web du RCIP a continué à gagner en popularité en 2005–2006 : le nombre de visites a doublé pour approcher les 400 000 par mois. De plus, grâce à l’ajout du Carrefour du savoir, le site www.rcip.gc.ca répond encore mieux aux besoins des professionnels du patrimoine. Cette nouvelle partie du site est un espace dynamique qui procure aux utilisateurs un accès interactif à des cours, à des communautés de pratique, ainsi qu’à des exposés captivants par des experts chevronnés. Il constitue un lieu où les professionnels et les bénévoles du patrimoine – depuis les directeurs et les conservateurs aux éducateurs et aux gestionnaires de collections – peuvent apprendre, collaborer et échanger malgré les distances.
En voici les principales caractéristiques :
Le Carrefour du savoir a été réalisé par une équipe à plein temps formée de personnel du RCIP, avec le soutien d’un groupe consultatif composé de représentants de musées, de programmes de muséologie et d’associations de musées. Le personnel de divers musées a éprouvé l’utilité et la convivalité des divers services offerts.
Une grande partie du contenu du Carrefour du savoir est réalisé en partenariat. À titre d’exemple, certains cours élaborés par des établissements d’enseignement pour d’autres publics ont été adaptés à l’intention de professionnels et de bénévoles canadiens du patrimoine.
Première phase d’un développement important du site Web du RCIP, le Carrefour du savoir offre à notre communauté un espace interactif et participatif pour s’instruire et échanger de l’information. De nouveaux cours en ligne, communautés de pratique, balados et autres formes de contenu s’y ajouteront progressivement.
Au printemps 2005, alors que le Carrefour du savoir en était encore aux premières étapes de son développement, le RCIP a lancé un appel aux professionnels et aux bénévoles du patrimoine désireux de participer par Internet à un certain nombre de groupes de travail sur des normes en matière de données. Plus de 75 personnes de toutes les régions du Canada ont manifesté leur intérêt pour le projet pilote. Faisant fi des distances grâce à la technologie, les participants ont pu échanger des idées et des ressources en ligne. Ils ont travaillé en bonne partie sur les ressources et les outils servant à classifier et à nommer des objets, ainsi que sur les descriptions des sujets, les lieux géographiques et les descriptions culturelles. Ces groupes de travail font maintenant partie du Carrefour du savoir.
Les technologies de l’information et de la communication évoluent à un rythme frénétique, tout comme les publics qui les utilisent. La recherche et l’analyse sont indispensables pour prévoir les tendances et les possibilités nouvelles dans ce milieu en perpétuelle mutation.
En 2005, le RCIP a élaboré sa propre méthodologie d’analyse annuelle des événements, des tendances et des relations, afin de donner un aperçu de l’environnement dans lequel les musées canadiens et le RCIP évoluent. Le RCIP diffuse ensuite les conclusions pertinentes dans la communauté du patrimoine par le truchement de son site Web, d’exposés et par d’autres moyens.
Par l’intermédiaire du programme Jeunesse Canada au travail, le RCIP a coordonné l’embauche de 21 stagiaires désireux de commencer une carrière dans le domaine du patrimoine.
D’une durée de quatre à six mois, ces stages ont fourni une aide précieuse à des établissements membres du RCIP. Ils ont également permis aux participants de parfaire leurs compétences dans les tâches suivantes : conception et réalisation de visites virtuelles, création d’expositions, animation d’ateliers sur le catalogage d’images et d’enregistrements, recherche de la propriété intellectuelle de contenu sur le patrimoine et réalisation d’expositions virtuelles.

Barry King, directeur général de la Community Museums Association of PEI,à la rencontre annuelle du personnel du RCIP et des directeurs d’association de musées.
Au cours de l’année dernière, un certain nombre de musées communautaires de l’Alberta, de Terre-Neuve-et-Labrabor, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard ont fait des pas de géant dans l’amélioration de leurs méthodes de gestion des collections.
Ce succès résulte d’une stratégie coordonnée, menée par les associations de musées des provinces concernées et le RCIP, pour contrer le manque de ressources, de moyens techniques et de normes en matière de gestion des collections.
Les musées participants ont fait une recherche approfondie dans le but de trouver de l’information sur des objets clés et ont appris à utiliser leurs systèmes de gestion des collections pour consigner méticuleusement cette information sur leurs collections.
D’autre part, ils accroissent leur présence dans le Web en versant cette information dans Artefacts Canada, le répertoire national des objets des musées, accessible gratuitement. Cinq musées communautaires de l’Alberta, dix-huit du Nouveau-Brunswick, sept de Terre-Neuve-et-Labrador et neuf de l’Î.-P.-É. ont ainsi consigné les données et des images de 640 objets. Nous souhaitons la bienvenue à ces nouveaux partenaires.

Mark Penney et Paul Gruchy, de la Museum Association of Newfoundland and Labrador (MANL) ont organisé et animé 13 ateliers dans la province.
Le Musée virtuel du Canada (MVC) a fêté son cinquième anniversaire le 22 mars 2006. Créé pour la communauté muséale et en partenariat avec la communauté muséale, le MVC continue d’aider les musées du Canada à atteindre et à captiver des publics canadiens et étrangers avec leurs collections et les histoires fascinantes qu’elles racontent. Cette visibilité accrue se traduit également par un plus grand nombre de visites en personne. Pendant toute l’année 2005–2006, le MVC a continué de soutenir la réalisation, la présentation et la promotion d’expositions virtuelles, de jeux interactifs et de ressources d’apprentissage passionnants, mis au point par des établissements membres du RCIP.
Selon l’enquête de 2005 sur la notoriété du MVC, les Canadiens qui connaissent le MVC sont plus susceptibles d’avoir visité une exposition d’art visuel (77 %) ou d’histoire (65 %), d’avoir assisté à une lecture d’œuvres littéraires ou poétiques (35 %) et d’avoir visité des sites Web relatifs à des musées (14 %). La popularité croissante du Web — 79 % des répondants avaient accédé à Internet au cours des mois précédents — montre jusqu’à quel point il s’agit d’un puissant outil de promotion pour les établissements du patrimoine.
Les expositions en ligne procurent aux établissements du patrimoine un nouveau forum passionnant pour présenter leurs collections et faire la démonstration de leur créativité. L’exposition virtuelle En route vers un nouveau territoire du Musée d’archéologie et d’ethnologie de l’Université Simon Fraser a remporté plusieurs prix en 2005 :
De plus, l’exposition Voyages et transformations : Paysages de la Colombie-Britannique du Royal British Columbia Museum s’est classée parmi les trois finalistes dans la catégorie Domaine de la culture et des arts vie moderne des prix des nouveaux médias canadiens.

Des employés du ministère du Patrimone canadien fêtent le cinquième anniversaire du MVC.
Online statistics can provide us with great insights into what works and what doesn’t. CHIN analyzes and dissects audience interaction with online museum content in a number of ways – visits, duration, engagement, and more. The insights gained help museums develop more effective, engaging content in the future.

Nombre de visites au MVC
Avril 812,970
Mai 855,759
Juin 725,662
Juillet 723,192
Août 700,997
Septembre 844,440
Octobre 979,255
Novembre 960,871
Decembre 923,860
Janvier 1,075,006
Fevrier 1,152,106
Mars 1,453,596
Le contenu du MVC en quelques chiffres
335 expositions virtuelles
144 jeux
218 expositions d'histoires de chez nous
464,484 images
Peu après avoir ouvert ses portes au cours de l’été 2005, The Rooms, Provincial Museum Division, de Terre-Neuve-et- Labrador, a érigé une tente innue sur son terrain. Des invités innus se sont retrouvés autour d’un thé et d’un ragoût de caribou. En plus d’illustrer l’engagement de cet établissement envers la préservation et la promotion de la culture innue, cette activité faisait partie du lancement d’une exposition intitulée Pien Ashtunu : Pien Builds a Canoe, d’un documentaire de la CBC et du site Web Tipatshimuna : Récits innus de la terre.
Pour donner vie aux Tipatshimuna, le RCIP et The Rooms ont travaillé en étroite collaboration avec les collectivités innues du Labrador et du Québec, de même qu’avec plusieurs organismes gouvernementaux, écoles et musées, à un projet qui illustre parfaitement le rôle du Réseau comme facilitateur de projets en collaboration.
Le Centre d'interprétation de la Côte-de-Beaupré, le Musée McCord d’histoire canadienne, le Musée amérindien de Mashteuiatsh, le Musée montagnais d'Ekuanitshit, le Musée Shaputuan et le Musée du Nouveau-Brunswick sont d’autres établissements du patrimoine qui ont participé au projet.
Présentant le point de vue d’aînés, de jeunes et d’artistes, le site Web accessible à l’adresse www.tipatshimuna.ca contient des récits sur le mode de vie des Innus avant leur établissement dans des villages, une galerie d’exposition et une base de données en ligne d’objets innus conservés dans plusieurs musées canadiens.
En plus d’être une manifestation de la culture innue, Tipatshimuna permet aux collectivités innues d’enregistrer, de documenter, de mettre en commun et de promouvoir leur culture et leurs connaissances traditionnelles dans un contexte d’accès contrôlé. En ce sens, c’est un projet à long terme qui continuera d’évoluer.
Ce projet a reçu des éloges pour sa contribution à la préservation de la culture innue et a été récompensé par l’Association des musées canadiens (AMC), qui lui a attribué son prix d’excellence 2006 pour le multimédia.

Collaborateurs du projet Tipatshimuna : Allister Pone et Melvin Penashue, apprentis de Pien Ashtunu sur la construction d’un canot, Nympha Byrne, interprète, et Danielle Boily, du RCIP.
Les programmes d’investissement ont continué d’aider des membres du RCIP à élaborer des contenus en ligne dynamiques qui suscitent l’intérêt des Canadiens envers leur patrimoine.
Le 20 janvier 2006, le RCIP a lancé un appel d’offres pour la réalisation d’expositions virtuelles et de jeux interactifs novateurs. Le Conseil de rédaction chargé d’examiner les propositions est formé de personnes à l’avant-scène du patrimoine, des nouveaux médias et de l’éducation. En voici les membres :
Le 26 octobre 2005, le RCIP a lancé son appel d’offres annuel pour la réalisation d’expositions en ligne d’histoire locale. Cette année, un plus grand nombre d’établissements sont admissibles puisque le programme est ouvert aux membres du RCIP qui comptent jusqu’à cinq employés à plein temps (contre deux auparavant). Les musées dirigés par des bénévoles demeurent admissibles. D’autre part, nous avons lancé une nouvelle version du logiciel Histoires de chez nous. Cette nouvelle version tient compte de vos commentaires : menus de style Windows, navigation plus conviviale et meilleur contrôle de l’organisation du contenu par les utilisateurs.
En 2005, le RCIP a annoncé un projet pilote visant à rassembler les musées, les enseignants et les élèves grâce à un espace d’apprentissage en ligne alimenté par des ressources en ligne réutilisables créées par des musées canadiens.
Au cours de la dernière année, le RCIP a étudié, évalué et adapté les techniques d’apprentissage en ligne les plus récentes. Un certain nombre d’établissements membres du Réseau, représentant toutes les régions du Canada, ainsi que des éducateurs de musée, des enseignants et des élèves ont participé à cette initiative, explorant les moyens de donner vie au patrimoine du Canada dans une expérience d’apprentissage dynamique et participative.
Soixante (60) professionnels de musées et universitaires de partout au Canada, ainsi que d’éminents représentants de la France et des États-Unis, ont été invités à Ottawa au début de 2006 pour explorer le thème de l’apprentissage en ligne dans les établissements muséaux. Intitulé Journée de réflexion du RCIP, ce colloque s’inscrivait dans les activités continues de recherche et de rayonnement du RCIP en préparation du lancement du projet pilote d’espace d’apprentissage muséal en ligne.
Le colloque s’est tenu les 9 et 10 mars à Bibliothèque et Archives Canada et a été animé de main de maître par Hélène Nadeau, du Musée des beaux-arts de Montréal. Parmi les orateurs, mentionnons Bernadette Goldstein, chef de projet à la Direction des musées de France, Gilbert Paquette, Ph.D., directeur du réseau de recherche LORNET, George Siemens, enseignant au collège Red River, et Jim Spadaccini, fondateur et directeur de la création d’Ideum.
Les participants ont examiné les questions et défis liés au fait de confier aux musées un rôle accru en matière de prestation électronique d’une programmation éducative. Pendant la première partie du colloque, les participants ont examiné comment les établissements du patrimoine peuvent être présents dans le Web, proposer des expériences en ligne riches de sens et interagir avec leurs publics d’une manière plus authentique, expérimentale et évolutive.
La seconde partie a porté sur la définition des priorités, la création d’un plan stratégique de développement à long terme, l’acquisition de savoir-faire et l’établissement de normes. Les groupes de travail ont conclu en définissant une vision d’ensemble de l’apprentissage en ligne dans les établissements du patrimoine, ainsi que les étapes à franchir pour obtenir les résultats voulus.
Un compte rendu complet des discussions et conclusions de la Journée de réflexion du RCIP sur l’apprentissage en ligne dans les musées, le programme du colloque, la biographie des conférenciers et le contenu de leur présentation sont accessibles en ligne dans le Carrefour du savoir, à l’adresse www.rcip.gc.ca.
Cette première Journée de réflexion du RCIP ne sera sûrement pas la dernière. Au cours des années qui viennent, des colloques sur d’autres sujets donneront à des experts de l’intérieur et de l’extérieur du Réseau l’occasion de communiquer, de débattre et d’échanger de l’information.

Le RCIP s'est joint à Bruce Mau Design et à l'Institute without Boundaries pour explorer les relations entre le monde virtuel et le monde réel ainsi que notre capacité à étendre le rayonnement et l’utilisation de contenu patrimonial au sein d’une collectivité.
Les partenaires ont créé une composante éducative en ligne pour l’initiative Massive Change, qui porte sur la capacité des gens à changer le monde grâce au pouvoir et aux possibilités des concepts. Les produits de l’initiative Massive Change comprennent une exposition itinérante parrainée par le Musée des beaux-arts de Vancouver, un livre et un site Web.
Parmi les autres partenaires du projet en ligne, mentionnons le collège George-Brown, des formateurs du Musée des beaux-arts de l’Ontario (MBAO), ainsi que des enseignants et des élèves de l’école secondaire catholique Marshall- McLuhan, de l’Institut collégial Stephen-Leacock et de l’école technique et commerciale Western, dans la région de Toronto. Des artistes, des bénévoles et un stagiaire de Jeunesse Canada au travail ont également participé au projet.
« Ce projet a été complexe en raison de sa nature coopérative », déclare Martin Lajoie, du RCIP, qui en a géré la production. « Cette nature coopérative a été aussi sa force et en a ultimement fait le succès. »
Le site Web résultant du projet, intitulé Massive Change en action, est accessible à l’adresse www.massivechangeen action.museevirtuel.ca. Il est destiné au grand public tout en offrant des outils aux enseignants et aux élèves du secondaire. Ce site contient des études de cas tirées de l’exposition Massive Change et donne aux élèves l’occasion d’agir en y ajoutant leurs propres créations après avoir visité l’exposition.
Les travaux des élèves ont été exposés au MBAO. Ainsi les visiteurs ont-ils vu des exemples concrets de la manière dont on peut maîtriser le monde virtuel et le monde réel pour captiver le public. Cette initiative a permis d’expérimenter la réalisation d’objets d’apprentissage, tout en étant source d’enseignements qui contribuent à façonner le projet pilote du RCIP en matière d’éducation.
Un résultat important du projet a été un rapport intitulé Diffusion du contenu patrimonial en classe, au moyen du Web. Vous pouvez consulter ce document dans la section Création et gestion de contenu numérique, à www.rcip.gc.ca.
Le Comité de gestion du directeur en 2005–2006 : Namir Anani, directeur général et président-directeur général; Jean-Marc Blais, directeur général associé et directeur, Élaboration des programmes; Martha King, conseillère principale en politique; Gérard Degrève, directeur, Services et administration; Éric Poirier, directeur, Solutions de GI – TI.
L’Association des musées canadiens (AMC) a ouvert les pages de sa revue MUSE au RCIP en offrant à Suhas Deshpande, analyste de l’évaluation de la technologie, une chronique régulière qui lui permet de diffuser l’expertise du RCIP sur l’utilisation dans les musées de la technologie de l’information et de la communication.

Le RCIP a lancé en mai 2005 un nouveau bulletin électronique. Pour faire suite aux résultats d’un sondage en ligne auprès des lecteurs, le bulletin met toujours l’accent sur les produits et services du RCIP, mais il consacre aussi davantage d’espace aux projets et expériences menés dans des établissements du patrimoine.
Les associations de musées des provinces du Canada ont aimablement accepté de publier deux séries d’articles personnalisés commandés par le RCIP pour les diverses provinces et le Yukon. Chaque article montrait comment les musées de la région exploitent avec succès la technologie de l’information pour atteindre leurs objectifs. La première série d’articles portait sur l’adoption de logiciels de gestion des collections, et la seconde sur la réalisation de projets d’Histoires de chez nous.
La section Description du RCIP du site www.rcip.gc.ca comprend maintenant une attrayante présentation multimédia, mise au point à l’origine pour présenter le RCIP aux délégués internationaux participant au colloque du RCIP à EXPO 2005, qui s’est tenue à Aichi, au Japon. Réalisée avec Macromedia Director, cette présentation explique le rôle, la mission et les quatre priorités du RCIP à l’aide d’images originales et dynamiques.

À l’aide de ses bulletins d’information, le MVC tient ses fidèles visiteurs au courant des contenus en ligne les plus récents produits par des établissements membres du RCIP. Environ 4000 enseignants et 1000 personnes du grand public ont reçu les bulletins du MVC cette année.
Au début de 2006, le MVC a lancé un projet pilote avec le portail Lycos.ca, le MVC agissant comme fournisseur de contenu pour ce portail. Des expositions et des images promotionnelles du MVC ont été en vedette dans le canal culturel du portail, ce qui a amené des visiteurs à des pages précises du MVC.
Dans le cadre de ses efforts pour donner une visibilité accrue aux contenus en ligne des musées grâce aux moteurs de recherche, le MVC a augmenté sensiblement la fréquence de rotation et de mise à jour du contenu de ses pages principales. En plus d’accroître le nombre et la diversité des contenus mis en vedette au cours de l’année, cela a contribué à augmenter de près de 50 % le nombre de visites puisqu’une telle activité se traduit par une meilleure cote dans les moteurs de recherche.

©Ministre des Travaux publics et des Services
gouvernementaux Canada, 2006
ISSN 1910-2518
ISBN 0-662-49519-5
Catalogue No.: CH56-2006
Nos plus vifs remerciements à nos membres et partenaires qui nous ont fourni de belles photographies : Allen Sapp Gallery, Art Gallery of Greater Victoria, Bruce Mau Design, Centre des sciences de Montréal, Corner Brook Museum and Archives, Crowsnest Museum, Maison Saint- Gabriel, Musée acadien de l’Université de Moncton, Musée de société des Deux-Rives, Musée du Centre des arts de la Confédération, Musée royal de la Colombie-Britannique, Museum Association of Newfoundland and Labrador, Nova Scotia Museum, Prince of Wales Northern Heritage Centre, The Canadian Clock Museum, Transcona Historical Museum, Workers Arts and Heritage Centre.
Crédits photo :
Paul Collins par davidellingsen.com
Michel Vallée par Jacques Smith
Centre des sciences de Montréal par © Marie-Reine Mattera