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GUIDE DE L'UTILISATEUR DU MODÈLE D'IMPACT ÉCONOMIQUE POUR LES ARTS ET LE PATRIMOINE (MIEAP) EN LIGNE

Le Modèle d’impact économique pour les arts et le patrimoine (MIEAP) est un outil en ligne qui permet aux non-économistes de calculer, à l’échelle d’une province, d’un territoire, ou dans l’ensemble du Canada, les retombées économiques des dépenses effectuées dans le cadre d’activités liées aux arts et au patrimoine. Il peut s’agir de l’aménagement et du fonctionnement d’organismes patrimoniaux, de la présentation d’expositions artistiques, d’événements culturels, ou d’autres activités. Le modèle mesure également l’impact économique découlant des dépenses faites par les visiteurs et les touristes dans le cadre de ces activités. Élaboré par le ministère du Patrimoine canadien, cet outil est accessible en ligne à l’adresse : www.rcip-chin.gc.ca/mieap-eimah.

Le logiciel invite d’abord l’utilisateur à saisir des données dans une série de tableaux. Puis, le modèle traite ces données et les utilise pour calculer l’impact économique. Au cours de la saisie de données, l’utilisateur peut avoir à regrouper ou à subdiviser les catégories en vigueur dans la structure de comptabilité de l’organisme afin de se conformer aux catégories du modèle décrites ci-dessous.

PREMIÈRE ÉTAPE : LA PRÉPARATION DES DONNÉES

Le Modèle d’impact économique pour les arts et le patrimoine (MIEAP) peut servir à mesurer les retombées économiques des dépenses effectuées par l’organisme, de celles effectuées par les visiteurs/le public, ou l’une ou l’autre. L’utilisateur n’a qu’à sauter les tableaux qui ne sont pas pertinents à son analyse.

Mesurer l’impact économique des dépenses organisationnelles

Le MIEAP comprend trois tableaux dans lesquels on doit saisir les données relatives aux différents types de dépenses organisationnelles, qui sont regroupées sous les catégories suivantes : fonctionnement et entretien, infrastructure, salaires et traitements. Si plusieurs organismes participent à l’activité ou à l’évènement dont on mesure l’impact, il est possible, dans chaque tableau, d’ajouter une nouvelle colonne pour chaque organisme supplémentaire. Par conséquent, il est préférable de conserver à part les données relatives à chaque organisme afin de les saisir séparément dans le modèle.

Qu’il s’agisse de mesurer l’impact économique d’un organisme existant, d’un événement qui a déjà eu lieu, ou d’un projet que l’on prévoit réaliser, il faut d’abord rassembler des données relatives aux dépenses; celles-ci peuvent provenir de dossiers administratifs, d’enquêtes et/ou de prévisions financières, ou encore être fournies par le secteur privé, le secteur public ou des partenaires sans but lucratif. Avant de procéder à la saisie des données, il est nécessaire d’organiser les données selon les catégories de dépenses présentées ci-dessous.

Dépenses de fonctionnement et d’entretien
Les dépenses effectuées par l’organisme principal et ses partenaires pour l’achat de biens et de services doivent être réparties dans les catégories suivantes :
  • Services publics - dépenses liées à des services comme le téléphone, la poste, les télécommunications, l’électricité, le gaz naturel, l’eau, les eaux usées, etc., et nécessaires au fonctionnement des divers organismes.
  • Services d’impression et de publication - dépenses effectuées par l’organisme principal et par un ou plusieurs des organismes partenaires, pour l’impression de livres, de brochures, de dépliants, etc., qui ne proviennent pas du commerce au détail; les publications qui ont été achetées dans des magasins au détail devraient figurer dans la catégorie « Autres dépenses ».
  • Programmes, aménagements et matériaux - dépenses effectuées à l’étape de planification ou de production d’un projet, ainsi qu’à l’étape de présentation ou de prestation. Il va sans dire que la plupart des dépenses sont généralement effectuées au cours de l’étape de planification ou de production. Cette catégorie de dépenses comprend notamment les commandes de reproductions ou d’œuvres artistiques ou patrimoniales comme des toiles et des sculptures, ainsi que les dépenses liées à la réalisation d’un projet comme les fournitures électriques, les systèmes d’éclairage et de sonorisation, les costumes, les enregistrements, et autres dépenses diverses. Cette catégorie comprend également les frais relatifs à l’élaboration et à l’exécution de programmes portant sur les arts ou le patrimoine qui ont des visées pédagogiques, éducatives ou scientifiques. Il peut s’agir, par exemple, de dépenses liées à des programmes estivaux de fouilles archéologiques, des programmes maison de peinture créative, des programmes scolaires visant à élargir les horizons dans des domaines comme la musique, la peinture et les arts des médias.
  • Services professionnels et services aux entreprises - dépenses liées à la passation de contrats de services professionnels, notamment la comptabilité, les services juridiques (avocats et notaires) et la conception (architectes). Il peut s’agir de services de gestion (y compris le marketing et les études de consommation), de gestion immobilière ou de messagerie, ou encore de services de consultation ou de contrats de services relatifs au matériel informatique et aux logiciels, à la technologie de l’information, au traitement électronique de données, à l’ingénierie, et à tout autre soutien technique et scientifique nécessaire au bon fonctionnement de l’organisme.
    Cette catégorie comprend également les dépenses relatives aux contrats de recherche en sciences naturelles, les divers frais de traduction, les frais d’assurance et les honoraires immobiliers, ainsi que les dépenses liées au perfectionnement professionnel et à la formation du personnel.
  • Autres services aux entreprises - dépenses engagées par un organisme pour des services photographiques comme le développement de photos, des contrats de sécurité, la location d’équipement de bureau, la location d’automobiles et de camions (y compris les dépenses des employés qui louent une automobile dans le cadre d’un voyage d’affaires), des services de réparation, ainsi que des services de blanchissage, de nettoyage à sec et de pressage.
  • Déplacements - dépenses effectuées par des membres du personnel des organismes participants qui se déplacent dans l’exercice de leurs fonctions ou par des consultants embauchés dans le cadre du projet, ce qui comprend les déplacements par voie terrestre (automobile, train, autocar), par voie aérienne (billets d’avion ou frais de location d’un avion) ou par voie navigable (bateau, traversier, etc.), les frais d’hébergement (hôtels, motels, gîtes du passant, campus d’un collège ou d’une université, etc.), les repas au restaurant, les boissons et aliments achetés dans des épiceries ou dans des magasins d’alcools, de bières ou de vins, ainsi que les frais d’accueil, les services de consommations et les traiteurs.
  • Publicité et promotion - toutes les dépenses effectuées à des fins de publicité et de promotion de l’organisme, de l’événement ou de toute autre production, ce qui comprend les frais de publicité, les frais de promotion, les outils et les présentoirs promotionnels, les photographies et les clips vidéos, les placements publicitaires dans les journaux ou les revues, à la télévision ou à la radio, les affiches et les communiqués de presse, ainsi que les cadeaux et produits offerts gracieusement.
  • Assurances, services financiers et services immobiliers - contrats pour la prestation de services financiers (vérification, etc.), de services d’assurance (à toutes les fins), et de services immobiliers (locations, frais, services consultatifs, etc.)
  • Transport et entreposage - tous les frais liés au transport d’œuvres d’art et de biens patrimoniaux, par messagerie ou par camion, et au transport de structures, de matériel et d’équipement, ainsi que les frais d’entreposage dans un entrepôt commercial ou dans d’autres types d’installations d’entreposage.
  • Autres dépenses - dépenses liées aux campagnes de financement, à l’achat de fournitures de bureau et autres articles dans des magasins au détail tels que des librairies, des papeteries, des quincailleries, des magasins de matériel photographique, des magasins d’articles de sport, des boutiques de vêtements ou de souliers, etc., et tous les autres frais non répartis.

Il faut toutefois noter que les dépenses relatives à l’achat d’artéfacts, de terrains, de machines ou d’équipement d’occasion ne doivent pas être incluses. Ces dépenses constituent essentiellement des transferts entre deux agents économiques, ce qui n’entraîne pas de hausse de la production dans une province donnée ou un territoire donné.

Dépenses d’infrastructure

Les dépenses effectuées par l’organisme principal et ses partenaires aux fins des infrastructures (immobilisations), qu’il s’agisse de nouvelles installations (ce qui comprend l’agrandissement d’infrastructures existantes) ou d’améliorations apportées aux installations existantes, doivent être réparties dans les catégories suivantes :

  • Réparations et rénovations - toutes les dépenses relatives à des travaux réguliers d’entretien (améliorations, altérations, rénovations) visant la réfection d’un bâtiment, de structures existantes ou d’un autre type de construction (travaux de voirie non compris).
  • Construction résidentielle - dépenses relatives à la construction de maisons individuelles ou jumelées, de duplex, d'appartements ainsi que d'abris temporaires comme des tentes et des terrains de camping, aménagés aux fins de la production ou de la tenue d'un événement. Cette catégorie se rapporte aux types courants de constructions résidentielles, et non aux structures industrielles, institutionnelles ou commerciales.
  • Construction non-résidentielle - dépenses liées à la construction de nouvelles structures ou d'ajouts aux structures existantes. Il peut s'agir des types de bâtiments suivants :
    • Bâtiments commerciaux : librairies, bâtiments affectés aux loisirs et aux divertissements, cafétérias et restaurants, etc.
    • Bâtiments institutionnels : musées, centres d'art, bibliothèques, stations de radiodiffusion, écoles et académies, centres éducatifs, centres d'interprétation, centres d'accueil aux visiteurs, etc.
    • Autres types de bâtiments : centres de recherche et de conservation, laboratoires, ateliers, magasins et entrepôts, auberges, édifices à bureaux, garages et aires de service, etc.
  • Voies d'accès et stationnement - dépenses relatives à la construction de voies d'accès à un parc, un site, un musée, des installations patrimoniales ou autre, ainsi qu'à la construction de routes (y compris les travaux de nivelage, de raclement, de graissage et de remplissage), de terrains de stationnement, de trottoirs, d'entrées, de haltes ou de belvédères.
  • Réparation et entretien de voies d'accès et de terrains de stationnement - dépenses liées aux travaux réguliers d'entretien et de réparation visant la remise en état de voies d'accès, de terrains de stationnement, de trottoirs et d'entrées, comme le remplissage de nids de poule, le déneigement, le surfaçage de routes, etc.
  • Autres travaux de construction et d'ingénierie - dépenses liées aux éléments suivants :
    Canalisations et systèmes d'égouts : tuyaux de drainage, égouts pluviaux, conduites principales d'eau, traitement des eaux usées, pompage d'eau, filtration, emmagasinage d'eau, etc. Autres travaux de construction et d'ingénierie : ponts, passages supérieurs, passerelles, tunnels, parcs, aménagement paysager, pose de gazon, sentiers, installations extérieures, signalisation, etc.
  • Services professionnels - paiements effectués pour obtenir des services professionnels : comptables, avocats et notaires; architectes, ingénieurs, et autres services scientifiques et techniques (p. ex. en archéologie, etc.); coordination et supervision du site de construction, etc. Soulignons que ces dépenses doivent être directement liées aux immobilisations et aux infrastructures, et non au fonctionnement et à l'entretien.
  • Expositions et mobilier - dépenses liées à la construction d'expositions ou de présentoirs permanents ou temporaires, ainsi qu'à l'achat d'équipement et de mobilier de bureau.
  • Autres dépenses - toutes les autres dépenses d'infrastructure non réparties.

Il faut toutefois noter que les dépenses relatives à l’acquisition de terrains et de bâtiments existants, ainsi qu'à l'achat de machines ou d’équipement d’occasion ne doivent pas être incluses. Ces dépenses constituent essentiellement des transferts entre deux agents économiques, ce qui n’entraîne pas de hausse de la production dans une province donnée ou un territoire donné.

Salaires et traitements

La somme dépensée pour payer les salaires et traitements relatifs au fonctionnement et à l'entretien de l'organisme principal ou d’un ou plusieurs organismes partenaires, y compris les salaires des conservateurs, des artistes, des directeurs, du personnel administratif et des artistes contractuels. Cette catégorie comprend un champ servant à indiquer le nombre d'années-personnes sous forme d'équivalents temps plein (ETP).

Mesurer l’impact économique des dépenses des visiteurs/du public

Le MIEAP comprend un tableau dans lequel on doit saisir les données relatives aux dépenses effectuées par les visiteurs/le public. Si l’on analyse plusieurs segments de visiteurs/du public, il est possible d’ajouter, dans le tableau, une nouvelle colonne pour chaque segment additionnel (p. ex. visiteurs locaux, visiteurs du reste de la province ou du territoire, visiteurs du reste du Canada, visiteurs internationaux). Les données saisies dans le modèle peuvent provenir de dossiers administratifs et/ou de résultats d’enquêtes; ces données peuvent être courantes (utiles à des fins d’évaluation), hypothétiques (utiles à des fins de planification et de prévision financière), ou une combinaison des deux.

Dans le cadre de la collecte de données concernant les dépenses des visiteurs/du public, seules les dépenses relatives à l’organisme ou à l’événement visé sont pertinentes pour mesurer l’impact économique. Par conséquent, on ne devrait inscrire que des dépenses effectuées dans la province ou dans le territoire en question, c’est-à-dire là où se situe l’organisme ou là où se tient l’événement. Pour obtenir des suggestions à propos de la collecte de données sur les visiteurs/le public dans le cadre de projets visant à mesurer l’impact économique, ou pour examiner une enquête par sondage, vous pouvez consulter le rapport sur le Projet pilote sur l’évaluation de l’impact économique, disponible par courriel. Voir le site : http://www.pch.gc.ca/pc-ch/org/sectr/cp-ch/p-h/publctn/index-fra.cfm .

Pour chaque segment de visiteurs/du public, on peut également indiquer, sous forme de pourcentage, le niveau de motivation attribuable à l’organisme ou à l’événement. C’est pourquoi il est recommandé d’ajouter une question aux sondages effectués auprès des visiteurs/du public, afin de recueillir leur opinion quant à l’importance de la présence de l’organisme ou l’attraction dans le choix des endroits visités durant leur voyage. Par exemple, un sondage pourrait contenir la question suivante, visant à mesurer le degré d’influence :

Dans quelle mesure estimez-vous que la présence de [l’organisme/l’attraction] vous a incité à choisir [ville/municipalité] en tant qu’étape ou destination de votre voyage? Dans l’échelle ci-dessous, veuillez choisir un chiffre entre 0 et 10, le 0 signifiant « aucune influence » et le 10 indiquant que [l’organisme/l’attraction] constituait la raison principale de votre arrêt à [ville/municipalité] au cours de votre voyage.

En ce qui a trait aux dépenses des visiteurs, le modèle se fonde sur les mêmes catégories de dépenses que l’Enquête sur les voyages des Canadiens. Ainsi, il est loisible d’utiliser les estimations comprises dans cette enquête si des données plus précises ne sont pas disponibles.

Dépenses des visiteurs/du public

Pour chaque segment visé de visiteurs/du public visé, les dépenses effectuées pour l’achat de biens et de services doivent être réparties dans les catégories suivantes :

  • Transport (voiture) - achat d’essence, d’huile ou d’accessoires dans une station-service et réparations générales dans un garage.
  • Transport (location de voitures) - uniquement les sommes versées directement pour la location de voitures, de fourgonnettes, ou d’autres véhicules. Les dépenses relatives à l’utilisation d’un véhicule loué doivent être consignées dans la catégorie « Transport (automobile) ».
  • Transport (autres moyens) - dépenses liées au transport par voie aérienne (billets d’avion ou frais de location d’un avion), par voie navigable (bateau, traversier, etc.), par train ou par autocar.
  • Hébergement - dépenses effectuées par les visiteurs/le public au cours de voyages d’une nuitée ou plus (hôtels, motels, terrains de camping, gîtes du passant, chalets, pourvoiries, campus d’un collège ou d’une université, etc.)
  • Aliments et boissons (restaurants) - achat d'aliments et de boissons dans des restaurants avec ou sans permis d’alcool, ou auprès d’autres services de restauration (cafétérias, cantines mobiles).
  • Aliments et boissons (magasins) - achat de nourriture et de boissons dans des épiceries, des magasins d’alcools, de bières ou de vins, ou des stations-service. Les aliments et boissons achetés avant le départ peuvent être inclus s’ils ont été consommés pendant le voyage ou la visite.
  • Loisirs et divertissements - dépenses liées aux activités suivantes : visite de musées, de sites ou de bâtiments historiques, visite d’expositions artistiques ou patrimoniales; pièces de théâtre, concerts ou représentations, films; activités éducatives ou récréatives dans le cadre d’une visite, comme l’archéologie amateur, l’exploration de grottes, l’archéologie sous-marine, l’artisanat, etc. Cette catégorie comprend aussi la location d’équipement destiné à la tenue d’activités artistiques, éducatives ou patrimoniales, etc.
  • Autres dépenses - dépenses relatives à l’acquisition d’œuvres d’art, y compris des toiles, des sculptures et des reproductions; achat de souvenirs, d’artisanat, de cadeaux, d’estampes et d’affiches; achat de films, de vidéos, de documents audio ou d’émissions; achat de livres, de poèmes, de littérature électronique; achat d’articles et d’équipement dans des magasins au détail tels que des librairies, des papeteries, des quincailleries, des magasins de matériel photographique, des magasins d’articles de sport, des boutiques de vêtements ou de souliers, des pharmacies, etc.; tous les autres frais non répartis dans les autres catégories.

Il faut souligner que seules les dépenses effectuées dans la province ou le territoire doivent être consignées dans le cadre d’une analyse de l’impact économique dans cette province ou ce territoire.

LA SAISIE DE DONNÉES DANS LE MODÈLE

Le premier écran du modèle, appelé Gestion des scénarios, permet à l’utilisateur de choisir l’une des options suivantes :

  • Définir un nouveau projet : saisir pour la première fois les données de base d’un projet particulier, par exemple les activités courantes d’une galerie d’art, l’aile d’un musée récemment ouverte au public, ou la présentation d’une exposition.
  • Créer un nouveau scénario de projet à partir d'un scénario existant : cette fonction permet d'accéder à un scénario enregistré antérieurement et d'y apporter des modifications tout en conservant les données du scénario original. Par exemple, on peut choisir de créer un scénario à partir de prévisions pessimistes quant aux dépenses des visiteurs/du public, et d'en créer un autre à partir de prévisions optimistes, tout en s'appuyant sur les mêmes hypothèses en ce qui a trait aux dépenses de fonctionnement.
  • Afficher/Modifier un scénario existant : afficher et modifier un scénario créé et enregistré à l'aide du MIEAP.

Le menu de gauche comprend des fonctions et des liens auxquels on peut accéder à partir de n'importe quel écran du MIEAP. Ces liens sont :

  • Gestion des scénarios : cet écran est décrit ci-dessus.
  • Télécharger un scénario : sert à télécharger le fichier d'un scénario de projet créé antérieurement (*.xml).
  • Enregistrer un scénario : sert à enregistrer un scénario de projet à n'importe quel moment du processus.
  • Exporter le fichier : une fois les données saisies, il est possible de les exporter dans un éditeur de texte ou dans un fichier Excel afin de les manipuler. Ces fichiers ne pourront toutefois pas, à leur tour, être téléchargés dans le modèle.
  • Afficher les rapports : sert à visionner les rapports d'impact économique concernant un scénario de projet précis, ainsi qu'à les imprimer et à les enregistrer en pages html en utilisant les fonctions « Fichier » et « Enregistrer sous » du navigateur.

Si, à n'importe quel moment, l'utilisateur quitte la fenêtre du navigateur, la séance dans le MIEAP se ferme automatiquement et toutes les données non enregistrées sont perdues. De même, après une heure sans activité dans la fenêtre du navigateur, la séance se termine et les données non enregistrées sont perdues. Dans de tels cas, le MIEAP retourne à la page des modalités d'utilisation. À tout moment, avant de quitter la fenêtre du navigateur, il est possible d'accéder à la fonction « Enregistrer un scénario » dans le menu de gauche afin d'enregistrer un scénario de projet sur le disque dur de l'ordinateur ou sur un réseau. L’enregistrement d’un scénario de projet permet à l'utilisateur d’accéder à ce fichier ultérieurement en vue de terminer la saisie de données et/ou de créer de nouveaux scénarios à partir du scénario existant. Au cours d'une séance active, grâce au menu déroulant qui se trouve au bas de l'écran « Gestion des scénarios », on peut accéder à un scénario de projet déjà enregistré. Une séance active correspond à la période au cours de laquelle le MIEAP est utilisé sans pause de plus de 60 minutes et sans que l'on ne ferme la fenêtre du navigateur. L’utilisateur pourra également télécharger le scénario élaboré et y accéder au cours de séances ultérieures.

Le second écran, qui a pour titre Définition du scénario, permet d'indiquer le nom du projet (nom de l'organisme ou titre du projet), le nom du scénario (propre au scénario défini), une brève description du scénario de projet, le nom de l'analyste et la province dans laquelle ou le territoire dans lequel se situe l'organisme ou se tient l'événement ou l'activité. Tous ces champs sont obligatoires; c'est pourquoi un message d'erreur apparaît lorsqu’un des champs n'est pas rempli. Le but de cet écran est de permettre à l'utilisateur de consigner, à des fins de référence, les renseignements sur le scénario et les hypothèses de travail.

Les troisième, quatrième et cinquième écrans ont trait aux Dépenses organisationnelles. Ils contiennent des tableaux dans lesquels on peut indiquer les dépenses du scénario de projet, relativement au fonctionnement et à l'entretien de l'organisme, aux infrastructures ainsi qu'aux salaires et traitements. Ces tableaux invitent l'utilisateur à inscrire les dépenses en fonction de catégories déjà établies, telles que décrites ci-haut. Pour chaque organisme participant au projet, on peut ajouter une nouvelle colonne dans le tableau et y inscrire les dépenses relatives à cet organisme. Dans les trois tableaux se rapportant aux dépenses organisationnelles, on peut utiliser les boutons « Ajouter un organisme », « Renommer un organisme » ou « Retirer un organisme ». Lorsque la fonction d’ajout ou de retrait est utilisée dans l’un des tableaux, elle s’applique automatiquement aux trois tableaux. Il est important de noter qu’en retirant un organisme, on supprime également toutes les données relatives à cet organisme, et celles-ci ne pourront pas être récupérées ultérieurement.

L’application Web du MIEAP évalue automatiquement le nombre d’employés (équivalents temps plein) à partir du revenu moyen de 1999 dans la province ou le territoire, ce qui facilite la tâche d’un utilisateur qui travaille avec un scénario hypothétique et qui ignore le nombre d’employés. Toutefois, ce chiffre peut être changé si l’on connaît le nombre exact d’ETP ou si l’on souhaite utiliser une estimation différente. Il est possible d’inscrire un zéro dans ce champ, mais uniquement lorsque la somme des traitements et salaires s’élève à moins de 20 000 $.

Le sixième écran concerne les Dépenses des visiteurs/du public. Dans le tableau, il faut indiquer la somme totale des dépenses effectuées par les visiteurs/le public pendant la visite d’un ou plusieurs des organismes concernés ou la participation aux activités. Par défaut, le nom générique d’un segment de visiteurs/du public est « Visiteurs/public - Groupe de référence »; ce nom peut toutefois être changé en utilisant le bouton
« Renommer un segment ». D’autres segments peuvent être ajoutés en utilisant le bouton
« Ajouter un segment ». Par exemple, on peut souhaiter ajouter les segments suivants : visiteurs locaux, visiteurs du reste de la province ou du territoire, visiteurs du reste du Canada, visiteurs internationaux. De la même manière, on peut supprimer un segment de visiteurs/du public en appuyant sur le bouton « Retirer un segment ».

Bien qu'il ne soit pas nécessaire de répartir les visiteurs/le public dans différents segments pour que le modèle fonctionne, on constate que l'analyse des dépenses est grandement bonifiée lorsque celles-ci sont ventilées selon des segments qui tiennent compte de la provenance géographique ou d'autres caractéristiques des visiteurs/du public, ainsi que du degré d'influence de l'attraction ou de l'événement sur la motivation des visiteurs/du public.

Après avoir inscrit les montants dans les champs des différentes catégories de dépenses des visiteurs/du public, il convient d'assigner un pourcentage propre à chaque segment de visiteurs/du public dans la case « Pourcentage de motivation ». Il faut noter que si l'utilisateur ne modifie pas lui-même le pourcentage, la valeur de 100 p. cent est assignée par défaut. Pour voir l'effet du facteur de motivation sur les données inscrites, il suffit de cliquer sur le bouton « Appliquer ». Les nombres qui apparaissent sont ceux que le modèle utilise pour calculer l'impact économique des segments dont le facteur de motivation a été modifié par l'utilisateur et n'est plus égal à 100 p. cent. Pour afficher les données saisies, il faut cliquer sur « Affichage normal ». Avant de procéder à l'enregistrement, il est important de sélectionner le mode « Affichage normal » afin que les données soient enregistrées telles que saisies.

Avant de poursuivre, bien que l'application Web du MIEAP soit conçue pour fonctionner pendant 60 minutes avant qu'une séance active ne prenne fin (à moins que l'utilisateur ne ferme la fenêtre du navigateur avant d'avoir enregistré, ce qui entraîne la perte des données), il est recommandé d'enregistrer les données. Si l'on apporte des changements ultérieurs au scénario enregistré, on peut enregistrer ce scénario modifié soit en remplacement du scénario précédent, soit en tant que fichier distinct.

COMPRENDRE LES RÉSULTATS

Le dernier écran montre la contribution directe et indirecte au PIB provincial ou territorial ainsi que les retombées directes et indirectes sur le revenu du travail, l'emploi et les taxes sur les produits et à la production. De plus, les liens situés en haut de l'écran permettent de visualiser les résultats sous divers angles. Dans le cas de résultats portant sur la province dans laquelle ou le territoire dans lequel se situe l'organisme ou se tient l'événement que l'on analyse, l'application Web présente les résultats sommaires, les retombées attribuables à chacun des organismes participants, les résultats ventilés selon les segments de visiteurs/du public, et les retombées économiques que les dépenses relatives à un organisme ou à un événement entraînent dans les autres provinces et territoires du Canada. Grâce au dernier lien, on peut également examiner l'impact à l'échelle nationale.

Sommaire de l’impact économique provincial/territorial
Ce tableau fournit un survol des retombées économiques pour chacune des principales sources (achats de biens et services, dépenses en infrastructure, dépenses salariales et dépenses des visiteurs/du public) en fonction de l’impact direct et indirect sur chaque unité de mesure (produit intérieur brut, revenu du travail et revenu de l’emploi - en termes d’équivalents temps plein). En outre, les revenus de taxation sont ventilés selon les taxes sur les produits et les taxes sur la production.

Impact des dépenses organisationnelles
Ce tableau fournit un survol des retombées économiques pour chacun des organismes (par exemple, organisme = musée, association coopérante, entreprise du secteur privé, etc.) en fonction de l’impact direct et indirect sur chaque unité de mesure (produit intérieur brut, revenu du travail et revenu de l’emploi - en termes d’équivalents temps plein). En outre, les revenus de taxation sont ventilés par organisme selon les taxes sur les produits et les taxes sur la production.

Impact des dépenses des visiteurs/du public
Ce tableau fournit un survol des retombées économiques pour chacun des segments de marché/groupes d’usagers identifiés (par exemple, segment de marché = visiteurs d’un jour - résidents, visiteurs d’un jour - non-résidents, visiteurs passant au moins une nuitée - résidents, visiteurs passant au moins une nuitée - non-résidents) en fonction de l’impact direct et indirect sur chaque unité de mesure (produit intérieur brut, revenu du travail et revenu de l’emploi - en termes d’équivalents temps plein). En outre, les revenus de taxation sont ventilés par segment de visiteurs/du public selon les taxes sur les produits et les taxes sur la production.

Impact dans les autres provinces ou territoires
Ce tableau fournit un survol des retombées économiques pour chacune des principales sources (achats de biens et services, dépenses en infrastructure, dépenses salariales et dépenses des visiteurs/du public) en fonction de l’impact direct et indirect pour chaque unité de mesure (produit intérieur brut, revenu du travail et revenu de l’emploi - en termes d’équivalents temps plein). En outre, les revenus de taxation sont ventilés selon les taxes sur les produits et les taxes sur la production.

Impact national
Ce tableau fournit un survol des retombées économiques pour chacune des principales sources (achats de biens et services, dépenses en infrastructure, dépenses salariales et dépenses des visiteurs/du public) en fonction de l’impact direct et indirect pour chaque unité de mesure (produit intérieur brut, revenu du travail et revenu de l’emploi - en termes d’équivalents temps plein). En outre, les revenus de taxation sont ventilés selon les taxes sur les produits et les taxes sur la production. Ils constituent la somme de l’impact économique provincial/territorial et des retombées économiques dans les autres provinces et territoires.

On peut imprimer ces tableaux en cliquant sur « Sélection d’un rapport », en choisissant le rapport approprié dans la liste, puis en effectuant les étapes habituelles du processus d'impression à partir du Web.

Finalement, il est possible de manipuler les résultats en exportant les données saisies dans les tableaux ainsi que les retombées économiques calculées par le modèle; il suffit de sélectionner l'option « Exporter le fichier » dans le menu de gauche.